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La Vedette et son double

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Ecrit par Alain Lefebvre dans Maquettes et semi le 23 août 2005

Bernard rêve de posséder la maquette de son bateau pour la placer sur son bureau. Je décide de lui faire plaisir, mais avec un certain pincement au cœur car je n’aime pas donner mes modèles. Je trouve la solution : j’en construis deux !

Babar-Paghylio IV

Deux noms pour un même bateau. Babar devient au changement de propriétaire Paghylio IV. En révision il reçoit des modifications pour l’équipement et passe du rouge au bleu sous la ligne de flottaison. C’est une vedette de plaisance avec cabine de 11,40m de chez Guy Couach.

Après sa visite à notre dernière exposition dans la salle Ravel, Bernard rêve de posséder la maquette de son bateau pour la placer sur son bureau. Je décide de lui faire plaisir, mais avec un certain pincement au cœur car je n’aime pas donner mes modèles. Je trouve la solution : j’en construis deux !

Original

Copie

La société Guy Couach ne donne pas ses plans. Donc au moment de l’hivernage je demande à mon ami de prendre différentes photos, dont une de côté Tribord, parallèle à l’appareil. Sur la dite photo je calque les contours avec le plus de précision possible. J’agrandis pour arriver au 1/20ème. Je veux des cotes supplémentaires que je marque sur ce premier plan. Je modifie celui-ci après récupération de l’ébauche complétée.

Pas facile de réaliser la forme de la coque au plus près de la réalité ! J’opte pour une fabrication en mousse. Je travaille du polystyrène expansé à grosses particules blanches. Mauvais résultats, car elle se ponce très mal. Du coup j’achète une plaque bleue de polystyrène extrudé, utilisée en isolation, d’épaisseur 50mm. J’en superpose trois épaisseurs avec de la colle blanche à bois. Je sculpte, le résultat est bon.

Il faut ensuite utiliser de la résine époxy, qui ne dissout pas la mousse. J’apprends à mes dépends que le tissu de verre dit « MAT » avec la résine époxy durcit mal. Par contre le tissu de verre tissé donne de très bons résultats, l’ensemble durcit en quelques heures. Voilà mes deux coques faites.

Découpes et évidement permettent ensuite d’installer les moteurs, batteries, radio commande.

Pas de problème pour construire cabine et ponts en contreplaqué de 15/10ème. Mais impossible de trouver du Rhodoïd de 8/10e couleur gris/vert. Une chance je déniche une plaque d’un beau bleu. Je découpe alors toutes les glaces. Les feuilles d’alu de Thierry Carpentier me permettent ensuite d’obtenir les couvre-joints et la charpente des portes vitrées. Polissage au Miror.

Les rambardes sont exécutées en tige de laiton de 12/10e, brasées à l’argent, avec nettoyage et chromage par un spécialiste à Viroflay, pour un coût élevé. C’est alors que l’ami Albert, spécialiste des manèges, me signale que l’Inox se brase très bien à l’argent. C’est chez Weber métaux qu’on trouve les tiges et tubes de petites sections.

Attention, certaines peintures en bombe se dissolvent au contact de l’alcool à brûler, comme d’autres dissolvent l’ABS ou le polystyrène... Le nettoyage de bavures d’une couleur sur une autre n’étant pas possible, j’ai du reprendre les finitions de mes coques.

En espérant que le ciel nous autorise à naviguer plus souvent !

Michel Delorme

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