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Construction du PALO de AGUA

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Ecrit par Sylvain Lacour dans Voile le 20 septembre 2010

D’abord la Bôme ! C’est la même chose que pour la bôme de foc ! Il est clair que l’ordre change un peu :

art73-1

Donc, de la proue à la poupe (sur la photo la proue est vers la droite !), nous avons amarré l’amure (Cunningham) à la boucle du vit-de-mulet, et une fois passé par l’œil du point d’amure il traverse la même boucle, et il est fixé à un collier de réglage.

Derrière le collier il faut placer l’amarrage pour le hale-bas "Vang" (qui, en bon castillan, s’appelle un "Contraamantillo"). Époxy, ligature, un peu plus d’époxy. C’est fait

Vient le chahut de l’écoute de grand voile. En le tendant plié, comme dans ce bateau, les forces vont dans des directions plus propices, ce qui économise des efforts au servo qui contrôle les voiles. On pourrait évidemment utiliser d’autres dispositions, mais l’auteur de toute cette histoire fait valoir que c’est la disposition la plus avantageuse. Si bien qu’il l’utilise dans d’autres bateaux.

On a enfilé le collier régulateur, qui permettra de centrer l’écoute. On enfile ensuite en double deux colliers de fixation. Et tout ceci est glissé sur la bôme de la même manière que l’écoute de foc sur sa bôme. Ainsi :

D’abord vers la proue, le collier de fixation le plus éloigné du milieu de l’écoute, en l’installant de sorte que l’extrémité (vers le servo) sorte vers l’arrière. Immédiatement ensuite, l’autre collier de fixation, qui fera que l’écoute forme un tour au-dessous du premier anneau installé. On glisse ensuite sur la bôme le collier qui prend le milieu de l’écoute. De cette manière on pourra régler la position de traction d’écoute, sa longueur et sa symétrie. C’est tout de ce dont nous avons besoin ! Pour compléter, il reste à placer le collier qui définit la position du point d’écoute. Comme celui du foc, il s’amarre à la voile avec 4 tours de fil, en laissant un intervalle de quelque 5-6 mm entre le collier et le point d’écoute.

art73-2

Dans la face postérieure du mât, parfaitement centré sur l’axe, il devra y avoir un Jackstay (" Pataras "). Béni soit celui qui me donnera le véritable nom en castillan. Il y aurait-il un vieux Loup de Mer qui pourrait m’instruire ?

Nous retournons à l’essentiel. Le jackstay est fait en amarrant (et en collant avec une goutte de CA) un fil de polyester immédiatement au-dessus du vit-de-mulet. Le porter jusqu’à la tête du mât, et l’amarrer à l’extension, en le tendant bien. L’amarre supérieure devra être aussi près du mât que possible.

Cela correspond à la drisse de grand voile. Six tours de fil, en essayant de laisser le guindant centré entre bôme et tête de mât. Ainsi la drisse s’avérera la plus longue possible, pour laisser tourner librement le haut de la voile. Et au point d’amure, il y aura assez de distance pour que le cunningham puisse étirer le guindant et déplacer le creux de la voile vers l’avant.

Il ne reste plus qu’à fixer les pattes de rabans. A l’aide de petites pinces aux pointes très fines ("Bruxelles" !) on reprend le raban entre le mât et le jackstay, et, en suivant la méthode déjà connue, on le colle à la voile par du Ruban Scotch "Magique", celui qui est (presque) invisible. Ceci avec chaque raban, sur toute la longueur du guindant !

Nous fixons finalement le jackstay contre le mât de sorte qu’il ne puisse pas être séparé ni décentré : un tour de ruban Scotch, environ 10-15 mm au-dessus de chaque patte de raban. Le résultat est que le jackstay, qui est fixe contre le mât, sert d’axe à la voile, en étant fixé au moyen des pattes. Joli, non ?

NDTR : Le Jackstay (Anglais) se traduit en français par le terme filière d’envergure (dictionnaire PAASCH). C’est un filin d’acier qui longe le mat par l’arrière et sur lequel est endraillée une voile, à la manière d’un foc sur un étai. Ce montage sert à éviter les volumineux cercles de mat.

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