Nous avons 396 invités et aucun membre en ligne

Imprimer

TRIFFIK le terrifique

(1 - user rating)
Ecrit par Bernard Laplanche dans Avions le 27 novembre 2004

C’est l’histoire de deux gars qui voulaient s’amuser.

  • Vincent, celui qui a les idées !

et l’autre :

  • Bernard, celui qui écrit !

Un matin du mois d’août, Vincent me dit : « Va voir sur le web chez TOPMODEL, il y a un truc qui s’appelle ’Triffik’, tu verras ça doit être nerveux et voler rapidement, si ça t’intéresse j’en commande deux ».

Triffik

Ce qui me chagrine au départ, c’est qu’il est tout petit et qu’on le retrouve à la rubrique « Racer » ! Mais bon, j’aime bien Vincent, il a de bonnes idées, encore que, pas toujours, la preuve, il s’est enfermé aujourd’hui dans un gymnase avec un bout de plastique électrifié de 350gr.



On se met d’accord sur des couleurs différentes pour jouer à la course et mieux faire les frères ennemis.

Allons-y ! la commande est passée ; à 119 €uros il n’y a pas de drame, on verra bien.

De quelques recherches sur le web, il en ressort que ce n’est pas un inconnu. Il est apprécié aux USA et en Grande Bretagne.

SL-Model le propose à 119.95$ et vend des pièces détachées (contrairement à TOPMODEL). Leur page Web montre le contenu du kit et le choix des couleurs :


Les anglais (RC-Sail), qui sont pleins d’imagination, en ont fait un jouet rapide et voltigeur à la pente.

Retenez bien ces photos, on en reparlera un peu plus tard !!

 

Les commentaires le positionnent comme un avion rapide voir très rapide (bien sur la motorisation) et destiné au « Pylon Racing », voltigeur mais très sain aux basses vitesses avec des atterrissages tout en douceur.

Vu mon niveau de pilotage, ça me rassure mais je viens de passer le printemps avec un planeur électrifié et un MPX TwinStar, il va falloir affûter les réflexes.

  • Début septembre, disparition de Vincent pour cause de vacances. J’en profite pour faire un tour chez mes fournisseurs de modèles AéroFly d’où je télécharge un coucou qui ressemble furieusement (RaceRat).

Dans la foulée, 15 mn de simulateur. Bilan : c’est pas très brillant voir complètement décourageant ! Une bonne cinquantaine de tapis méchants. Tous la même cause.

La séquence :

  • Lancer plein moteur, l’avion s’enfonce gentiment, accélère et s’éloigne.
  • 1er virage aux ailerons et profondeur évidemment, c’est nerveux mais ça passe.
  • Surtout pas de prise d’altitude, je termine le virage en ½ tour.
  • Un bout de droit, attention à l’altitude.
  • 2ième virage, l’avion est plus loin, il va vite, perte de vue, ordre inverse et tapis !!!

Dès qu’il s’éloigne un peu, on ne voit plus rien, c’est une mouche posée sur l’écran. Les dessus/dessous deviennent sombres, on ne sait plus de quel côté il est !!

Pas bon tout ça, on a peut être vu un peu gros ou plutôt l’inverse.

Je rêve un moment devant les photos des amis anglais qui s’amusent en faisant évoluer leurs moustiques à la pente.

Dans Passion’Ailes, une annonce de PB Modélisme propose une feuille de calcul pour déterminer les caractéristiques d’une motorisation électrique. Toute la gamme des Speed 400/480 y passe, tension 7.2v ou 9.6v, hélices de 5x5 à 6x6.


Je ne sais toujours pas si les valeurs calculées sont bonnes, mais merci PB Modélisme, la comparaison est très riche d’enseignement. De 100 à 150 kmh avec une consommation qui évolue 7 à 27A.

Mon choix est fait sur la base de :

  • Un budget limité, pas de LiPo et de cage tournante.
  • Un devis de poids mini, il est donné pour 10.6dm2 et 450-475gr. La charge alaire risque de monter rapidement. Un pack de 8 NiMh 1000 mAh, c’est tout.
  • Bien sur des performances dans le bas du tableau (peut-être la séance de simulateur y est pour quelque chose !!).

Achat de :

  • Speed 400 7.2v : 9.20€
  • 8 NiMh 1050mAh : A2Pro HR1050HP : 8x2.90€. SMT propose des GP1000 donnés pour 35A mais à plus de 7€ pièce. Ce n’est pas la peine.
  • Contrôleur 12A. : Graupner PICO Mos 20A : 37.40€

(Ce sont des prix EuroModel, à vous de juger !)

  • Un coup de fil de l’ami Vincent toujours en balade me prévient que le colis est arrivé et que mon Triffik m’attend chez sa mère. Il est beau, jaune et intrados bleu. Le gelcoat est imprégné de paillettes métalliques, c’est encore plus que BÔ !

Le kit est réalisé par Valenta en Tchéquie. Sa description sur les sites web et les photos des couleurs disponibles illustrent ce qui vous attend à la réception du colis. Je précise que le moulage époxy est très propre et léger. Peut-être que le plan de joint du fuselage aurait pu être mieux, mais ça reste très correct.

On trouve dans la boite :

  • un plan général avec caractéristiques du modèle sur feuille A4.
  • un plan échelle ½ sur feuille A3 avec de nombreuses vues des détails d’assemblage.
  • une tringlerie de cde de profondeur (CAP dia 0.8 avec un embout fileté M2 et gaine plastique dia ext 2).
  • Des écrous spéciaux avec vis pour fixation de l’aile (M3) et du stab (M2).
  • Des guignols à embout sphérique pour les ailerons.
  • Un axe de centrage en alu décolleté pour l’aile.
  • Une platine CTP 20/10 support de servo de prof.
  • Une platine CTP 20/10 support d’écrou de fixation d’aile.

Et c’est tout. Le reste viendra de votre stock perso ou d’achats de circonstance.

Le devis de poids sur les pièces de base donne :

. Fuselage : 57gr . Cône avant : 10gr . Stabilisateur : 27gr . Aile : 128gr . Accessoires : 12gr

Soit un total de : 234gr, pour un poids en ordre de vol annoncé de : 450-465gr. La moitié, ça peut le faire.

  • Je profite que j’ai une semaine d’avance sur Vincent pour mettre l’avion en croix.
  • Analyse des pièces et du plan.

Aucune notice et conseils, il faut faire uniquement avec le plan, j’espère que vous savez interpréter des projections de vues car il est exact et avec un peu d’attention tout y est, même les courses de gouvernes et le centrage. L’accastillage est limité au minimum.

  • Montage de l’aile.

2 ou 3 mesures et on commence par positionner/coller le doigt de centrage sur l’avant de l’aile puis perçage correspondant du fuselage. Le perçage de la vis arrière est déjà fait dans l’aile, un coup de crayon au travers et on a la position dans le fuselage. Evidement, comme j’ai pris la précaution de remesurer la position de l’aile, je vérifie que le trou est déporté sur le coté gauche. Collage de la platine CTP par en dessous,perçage et collage de l’écrou M3. J’ai fait tous les collages à l’époxy 15mn pour aller vite. Les volets sont commandés par des guignols qu’il faut insérer par une ouverture dans le milieu de l’aile.

 

 

J’ai ajouté un bout de tube plastique pour collage dans l’aile et ainsi supprimer le porte à faux de la commande.

Maintenant, la vraie partie de plaisir commence :

  • Tracer l’axe du perçage dans l’aileron.
  • Plier l’aileron à 90° vers le haut.
  • Soulever le carénage plastique jaune.
  • Percer dans l’aileron le passage du bras du guignol.
  • Montage à blanc.
  • Et on vérifie que l’axe d’articulation de l’aileron est à l’extrados et que celui du guignol est vers l’intrados : ça va forcer aux grands débattements !
  • Démontage et collage époxy : aligner au mieux l’axe du guignol sur l’axe de l’aileron.

En 7 lignes, c’est la version « soft ». Je vous promets, un vrai moment de bonheur.

En finale, le servo va souffrir, c’est dur, très dur. De toutes façons les débattements sont limités à +14° et -7°, c’est peu et on fait confiance à un GWS Naro BB de 1.3kg/cm.

Ensuite :

  • C’est vraiment trop dur, le servo grogne au neutre et le retour au neutre est vraiment dissymétrique, les rotules sont libérées avec un coup de papier de verre fin.
  • Les courses sont inversées : +7°, -14°, c’est bèbète. Retournement du palonnier de servo et nouvelles tiges de commandes. En finale, je n’ai pas le double de course vers le haut, tant pis, ça ira comme ça !
  • Montage du stabilisateur. Le stabilisateur est percé, il n’y a qu’à le poser sur la dérive et marquer avec un coup de crayon. Sur le fuselage, un tenon est moulé et sur le stab la mortaise correspondante. Le stab ne rentre pas complètement (1/2mm), j’ai limé un peu le tenon, mais bon, c’est guère mieux et je n’ai pas voulu effacer complètement le tenon. Le stab est maintenu par un vis fraisée M2 qui prend dans un écrou spécial. Perçage et taraudage à M4 sur la marque. C’est effectivement un écrou fileté sur sa partie extérieure au dia 4. Un peu d’époxy, et mise en place de l’écrou.

 

 

Pour la commande de profondeur, c’est là où il faut savoir lire un plan. La gaine remonte dans la dérive, sort sous le volet de prof. La corde à piano suit le même chemin (évidemment elle est dedans !) et sous le volet elle est pliée à 90° dans le sens de l’articulation. Sous le volet et décalé de 7 mm parallèlement à l’axe d’articulation, collage d’un petit bout de tube. C’est le détail H du plan. Facile à comprendre et à dire, mais !! 1er : L’axe d’articulation du volet est sur l’extrados, pour retrouver sa position à l’intrados pour coller le tube, il faut sérieusement se gratter la tête d’autant que ça va déterminer directement la course du volet. 2ième : La commande sort de la dérive en biais par rapport au volet en position neutre. A cabrer ou à piquer, ça génère un décalage qui fait forcer la commande. Le mieux est de percer ½ mm avant la position du tube sur le volet. Ca correspond à la position « A piquer » où le tube vient sur la sortie de la gaine.

Le servo est monté à plat sur sa platine CTP juste avant la fixation de l’aile. Attention à ce que rien ne dépasse en hauteur, c’est limité pour cause de passage de commandes d’aileron. A ce moment il faut ouvrir tout le haut du fuselage sur l’appui de l’aile. J’ai laissé 7 mm tout autour, ça n’affaiblit pas trop le fuselage qui se tient encore. C’est par l’avant de cette ouverture que seront installés/désinstallés les accus plutôt que par l’avant du fuselage coté moteur.


L’avion prend forme maintenant. Effectivement, c’est tout petit et tout léger. Grosses pattes maladroites, s’abstenir ! En tout cas, il est mignon tout plein.

  • Vincent rentre de vacances, on fait le point. Je lui montre ce que j’ai compris du plan et mes montages, je lui parle de mes problèmes sur simulateur. Pour la motorisation, j’argumente en me servant du compte-rendu fait à partir des valeurs fournies par la feuille de calcul PB-Modélisme :

 

  • les gros Speed 480 Race et BB Race développent 3 fois plus de puissance. La vitesse augmente de 50% mais la consommation de 300% !! Avec une surface alaire de 10.6dm2, une augmentation de poids de 50gr fait prendre 5gr à la charge alaire. Il est déjà annoncé à 45gr/dm2 au départ, ce n’est pas la peine d’en rajouter.
  • Les petits Speed 400 et 480 sont quasiment identiques en perfs/conso pour une augmentation du poids de 30%.

Je confirme donc mon choix d’un Speed 400 sous 9.6v tirant des hélices 5x5 ou 5.5x5.5.

Lui de toute façon ne comprend rien à mon approche méthodologique et scientifique, je vérifierai plus tard qu’il a déjà envie du dernier moteur brushless de chez Tartempion.

  • A mon tour d’épuiser mon crédit vacances : 15 jours dans le marais poitevin fin septembre, un vrai bonheur de calme et tranquillité avec pour seul objectif de se gaver de grenouilles et d’anguilles... Bon d’accord, c’est pas votre problème et vous préférez parler d’autre chose.

Vincent en profite et me met une longueur d’avance. Un matin, coup de téléphone : « Bernard, c’est super, il vole vachement bien et vite, on le perd un peu de vue mais il se pose facilement encore que, il n’a pas de train d’atterrissage et que mon brushless a des aimants d’enfer, j’ai cassé l’hélice ! J’ai équipé une catapulte, c’est plus facile pour le mettre en l’air ». La vache, j’aime pas beaucoup être derrière, de toute façon avec sa bombe, il est battu d’avance. Je suis sûr qu’il est plus lourd que le mien et en plus il est parti sur une hélice repliable. L’andouille ! même avec un moteur qui prend 15000 tr/mn, le temps qu’il s’aperçoive qu’il est impossible d’en trouver avec un pas suffisant, je vais lui mettre un tour dans la vue et il ne va rien comprendre.

  • Montage du moteur.

Rien à dire, 2 trous dans le nez et soudure directe du contrôleur. Ah si ! la partie avant du fuselage n’est pas symétrique dans le plan vertical. Il y a de l’anticouple sur la droite : A respecter au montage. Pour faire joli, j’ai fait un gabarit pour faire des perçages plein le nez et le fuselage. Avec 50w de puissance absorbée, il serait vraiment étonnant que ça se mette à bouillir dans l’avion.

 

 

  • Montage de la radio.

Itou, pas grand chose à dire en dehors du fait qu’il n’y a pas beaucoup de place dans l’engin. J’ai utilisé des servos MPX MS-X3-BB ou GWS Naro pro BB avec un récepteur MPX micro 5/7.

Vincent m’a montré son montage comme sur le plan mais avec le récepteur intégré derrière l’aile. J’aime bien, ça libère de la place derrière l’accu pour pouvoir le bouger si besoin est. Je vérifie sur la balance de centrage, ça se corrige facilement par repositionnement léger de l’accu.

Le mien est centré sur la balance comme sur le plan : 50mm (49 à 52mm) et j’en profite pour mettre dans le fuselage des repères aux limites de positionnement de l’accu. Sur la balance, c’est assez difficile à contrôler car l’aile a un peu de flèche et le cockpit gène la lecture.

Le modèle est créé sur l’émetteur sans aucune fioriture (expo, dual-rate,...), on verra après les essais en vol. Les débattements de servo correspondent à peu près au plan, plutôt un peu plus.

Pour finir le montage, Vincent a encore amené une excellente idée qui consiste à équiper l’engin d’un crochet pour pouvoir le mettre en l’air comme une balle avec une catapulte.

Ce qui précède correspond à un montage standard comme vu par le concepteur ; l’ami Vincent, lui, a pris quelques libertés. En fait il n’a rien compris au montage des ailerons et il a choisi une solution radicale :

  • Bistouri sauvage sous l’aile.
  • Greffe de 2 servos plus petits.
  • Insertion d’un guignol dans l’aileron.
  • Liaison directe sur l’aileron.

 

En fait, c’est pas mal, beaucoup moins d’effort sur les servos et possibilité de faire bouger les ailerons n’importe comment.

 

  • Sur le terrain :

Vendredi 08/10 à 14h30, couverture nuageuse 10/10 à 2000-3000m sans vent. Il fait 15°, il n’y a plus de doute l’automne est arrivé mais c’est un temps idéal pour voler.

C’est la première fois que nous voyons les deux avions finis côte à côte et ça discute un moment pour savoir qui a raison dans les choix et réglages.

 



Le sien : N°2, le mien : N°4.

C’est moi qui démarre par des mesures :

  • Hélice : 5.5x5.5 - Régime : 11300ttr/mn - Conso. : 9.8A
  • Hélice : 5x5 - Régime : 11700ttr/mn - Conso. : 9.3A

Bon d’accord, l’accu n’est pas rodé, mais je suis vachement déçu par les résultats de la feuille de calcul PB Modélisme qui prévoyait :

  • Hélice : 5.5x5.5 - Régime : 11750ttr/mn - Conso. : 7.6A
  • Hélice : 5x5 - Régime : 13044ttr/mn - Conso. : 6A

Je m’en doutais, les valeurs sont fausses, mais plus grave, la comparaison de ligne à ligne est complètement dans les choux. Avec la 5x5, le moteur ne prend même pas 500tr/mn de plus alors qu’il aurait du en prendre 1200 !

 

On installe la catapulte et pour me rassurer sur le pilotage, Vincent satellise son engin en premier :

  • Il est nerveux sur les deux commandes mais sans vice. On le met en virage aussi bien par profondeur puis ailerons que par ailerons puis profondeur sans crainte de le voir s’enfoncer une fois sur la tranche.
  • Comme Vincent ne sait pas se retenir, il grimpe et cherche à m’impressionner par un peu de voltige de base : tonneaux, boucles, etc... Bien sur c’est limité, il n’y a pas de direction, mais en forçant un peu sur la profondeur, ça déclenche sur le ventre et sur le dos.
  • « Essaies un peu un passage bas plein moteur » dit le Bernard. « Merd... », D’avance, je sais que c’est cuit pour moi. Même avec une 6x3, à 15500tr/mn, son cageot dévale la piste à une allure d’avion de chasse.
  • « J’ai combien au chrono », « 2.15mn », « Bon, je me pose, j’ai le cœur à 210 ». Vent arrière, il passe au ralenti et après deux derniers virages à une allure de trainer et répondant gentiment aux commandes , le Triffik se pose en douceur à nos pieds.
  • « A moi ». Je tourne un peu pour le prendre en main. C’est sur, il faudra mettre de l’expo partout, il répond immédiatement et sèchement aux ordres mais ça reste contrôlable sans problème.
  • Même retour et posé sans histoire à petite vitesse. Par contre, il faut à tout « prix » ( environ 5€ la 5x5) apprendre à le poser sur un arrondi sans chercher à glisser au sol. Sinon l’hélice se transforme en mono-pale. De toute façon, il ne glissera pas, le crochet l’arrête instantanément.
  • « Bon, je suis content, il vole bien ». Ca, c’est pour le public. En fait je fais une gueule de cent pieds de long. La seule différence avec le sien, c’est que j’ai volé plein pot d’un bout à l’autre et que ça ressemblait plus à une ballade du dimanche qu’à un run d’engin fou. Adieu le Speed400, à moi le brushless !
  • « J’y retourne avec la 5x5 pour voir la différence ». « 3, 2, 1, Go ». L’avantage du décollage à la catapulte, c’est que ça ne traîne pas, si vous avez envie de vous débarrasser d’un avion, ça vient vite. Concentré sur le pilotage, je n’ai pas fait attention, le peu de vent en présence a légèrement tourné et je mets plein gaz trop tôt. L’avion embarque à gauche, c’est irrécupérable : Superbe planté de poireau. Le fuselage est abîmé : un peu sur le cône moteur et beaucoup (cassé en deux) entre l’aile et la dérive.

La semaine suivante, le mien ré-equippé d’un Mega 16/15/3 tirant la même 6x3 que celui de Vincent est méconnaissable. Le Mega prend 16.800 Tr/Mn en consommant 18.5A. Au niveau vol, le plaisir est fantastique, les prises de vitesse sont vraiment impressionnantes, il va falloir trouver un radar pour vérifier si ça monte à 100, 150 ou 200KmH.

Par contre, on pilote des machines de course et là, le bricolage devient sérieusement problématique. La réparation du premier choc a été faite à la va vite. Le téton de centrage de l’aile qui avait un peu bougé a été simplement assuré par un peu de cyano. Erreur, grave erreur, en fin de deuxième séance, sur un passage plein pot, le téton est sorti du fuselage, la fixation d’aile à l’arrière à explosée et le fuselage a fini sa course tout seul dans le genre missile ! A éviter.

  • Sur le suivant (le N°7, il est en commande !), je ferai un téton nettement plus long (45mm) pour qu’il ait un appui plus sérieux et qu’il ait une chance de rester en place sous les efforts liés aux G positifs. Je sais, ça cassera ailleurs et pour prévoir, je pense qu’il y aura un ajout de mèche carbone dans le fuselage autour du perçage du passage du pion et dans la partie arrière, entre le bord de fuite et la dérive. Le porte à faux lié à la position haute du stab est important et Valenta a fait vraiment léger à cet endroit du fuselage.
  • En finale, il reste toujours quelques commentaires à faire. Evidement, il y a eu quelques dégâts, nous avons été obligé de retourner à la source. On a pu vérifier le « sérieux » de TopModel. Au téléphone, à la question : « Vendez-vous des pièces détachées ? », la réponse est du style : « Bof, vous savez, ce genre d’avion, c’est du consommable ». Le client est content, il est bien dans sa peau de consommateur qui consomme, le reste on s’en fout ! Plus bizarre, sur les 4 kits que nous avons acheté, la livraison est disparate. On a eu qu’un seul fuselage avec gel-coat pailleté et une empreinte de la marque Topmodel en creux de chaque coté du fuselage, les autres sont parfaitement lisses et unis. Puis dans l’un, il manque la commande de profondeur, dans l’autre, les embouts plastiques de commande d’aileron, dans l’autre encore la platine de fixation d’aile. On a comme l’impression que TopModel fait les boites avec ce qui lui reste sur les étagères !! Vous me direz que l’essentiel y était, mais bon, décidément, j’ai du mal avec eux.
  • Pour conclure, c’est un petit modèle qui demande un peu de doigté au montage. Si on ne le perd pas de vue, il est amusant à piloter et avec un moteur qui a la pèche : montée d’adrénaline assurée. La principale difficulté au pilotage consiste à être suffisamment expérimenté pour avoir des réflexes rapides et dans le bon sens ! Le « Pylon Racing » (ou son approche) est à ce prix !

Si vous voulez en savoir plus, nous vous invitons à venir découvrir la bête sur le terrain où il est question à tous les deux de foutre le bazar en se tirant la bourre à coup d’aller/retour de la piste. Mieux encore, si celui-là ne vous plaît pas, on vous attend avec autre chose de volant, tout ce qu’on vous demande c’est de rester derrière pour ne pas nous fâcher !

Bons vols et ne cassez rien.

Vincent DURSEN

Bernard LAPLANCHE

Share