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Construction du PALO de AGUA

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Ecrit par Sylvain Lacour dans Voile le 20 septembre 2010

J'ai longtemps feuilleté des revues et fureté sur Internet à la recherche de plans de voiliers RC, puis j'ai été séduit par le PALO de AGUA. Je peux maintenant l'avouer, je n'ai jamais appris la langue espagnole. C'était un sérieux obstacle. J'ai malgré tout eu l'impression qu'il s'agissait d'un bon modèle décrit par un bon dossier de construction. J'ai tout d'abord utilisé le truchement d'un outil de traduction automatique, de l'espagnol vers l'anglais. Un désastre du point de vue littéraire mais cela m'a permis de confirmer mes premières impressions. Ayant quelques mois plus tard constaté la disponibilité d'une version espagnol vers français du même outil, je me suis mis au travail de traduction, de manière sommaire au début dans le seul but de comprendre le dossier pour entreprendre la construction. Chemin faisant j'ai été amené à peaufiner la traduction de certains chapitres. J'ai alors réalisé qu'un peu plus de travail rendrait la traduction diffusable. Je n'aurais pu réussir cette traduction sans une connaissance du modélisme naval, des voiliers grandeurs nature, plusieurs dictionnaires et lexiques spécialisés multilingues, l'aide de mon épouse lors de la relecture et pour certains points ardus de traduction. J'espère par cette diffusion, aider certains modélistes francophones à adopter ce modèle et cette jauge. J'espère aussi pouvoir naviguer avec d'autres propriétaires de voiliers de cette jauge, dans un esprit amical.

Mes raisons pour le choix du PALO de AGUA et de la jauge RG-65:

Pour le PALO de AGUA
- c'est un modèle aux courbes harmonieuses, facile à construire
- son dossier de construction est très détaillé, bien pensé et bien commenté,
- c'est un bon compromis pour la taille :
- pas trop petit (facilité d'aménagement des équipements)
- facile à stocker
- facile à transporter, même à vélo, ou en deux ou trois exemplaires pour naviguer en famille
- se suffisant d'un servo standard pour les écoutes, donc économique

art34-2
Pour la Jauge RG-65
- c’est une jauge disponible, diffusée et pratiquée dans divers pays (Amérique du Sud et Espagne)
- une jauge simple, sans artifices réglementaires et qui laisse une ample liberté de conception sur la coque et sur les voiles

L’auteur de cet article est Fredo VOLLMER.
Il a été traduit par Edwige et Sylvain LACOUR



Le "PALO de AGUA" est un Voilier R/C de la Classe "RG-65" conçu par Fredo Vollmer, celui qui clarifiera les doutes qui restent malgré les explications données dans ce Guide. Votre Question sera bienvenue, et recevra l’aide qu’elle sollicite !

art34-1
Ces Plans et Instructions sont mis à disposition pour que chacun puisse construire un RG "PALO de AGUA" pour lui-même. Mais si vous entendez leur donner une utilisation commerciale, rappelez-vous qu’il y a Propriété Intellectuelle. S’il vous plaît, arrivez à un accord avec l’auteur. Les originaux (articles et plans) sont sur son site avec une copie ici.

Ces Instructions et les Plans de Construction correspondants se réfèrent au " PALO de AGUA". Toutefois tout ce qui est ici montré et dit est applicable à la construction de tout voilier même s’il n’est pas précisément un "Rg-65".

 


Le "RG-65" est un monocoque R/C de développement, où tout est permis, sauf ce qui est expressément prohibé par ses règles de mesures.

Le concept original fut conçu dans la décennie 1950 par Juan Ghersi, qui participait à l’activité modéliste qui se développait dans l’étang situé Plaza Urquiza (entre Av. Pte. Figueroa Alcorta, Av. del Libertador, Av. Pueyrredón y Austria, Buenos Aires).

REGLES de MESURE
1 GENERAL

1.1 But des règles de mesure
1.1.1 L’intention de ces règles est l’entière liberté pour concevoir et construire des voiliers R/C de régate dont la longueur est de 65 +/- 0.5 cm, avec un gréement d’au maximum 110 cm de haut et une surface de voiles maximale de 2250 cm2.
1.1.2 La classe "RG-65" est une classe de développement, pour laquelle tout est permis sauf ce qui est spécifiquement prohibé dans ces règles.
1.2 Unités de mesure
1.2.1 Toutes les dimensions seront mesurées en centimètres, avec une précision de 1 (une) décimale. (cela équivaut à mesurer en millimètres), et le résultat final des calculs de superficie sera arrondi au cm2 entier le plus proche.
1.2.2 Maximums et minimums sont des valeurs absolues, sans tolérance.
1.3 Description graphique
1.3.1 Les annexes 1 et 2 forment une partie inséparable de ces règles, et les décrivent graphiquement.

2 ADMINISTRATION des règles par l’Autorité Nationale
3 COQUE

3.1 Généralités
3.1.1 Le "RG-65" sera un monocoque.
3.2 Coque
3.2.1 Dans chaque section de coque il n’y aura aucun point des oeuvres vives en dessous de 0.3 cm d’un autre point de la même section situé plus près de la quille / l’axe de la coque.
3.2.2 Contre l’étrave, sur au moins 2 cm à partir du pont et descendant au moins jusqu’à la ligne de flottaison il y aura une défense contre les collisions. Cette défense sera en matériel élastomère (gomme souple, mousse élastique, etc.), de 0.5 +/- 0.1 cm d’épaisseur.

4 QUILLE, LEST et SAFRAN

4.1 Quille
4.1.1 La quille devra être située sur la l’axe de la coque, et ne pourra pas être mobile. Cependant elle peut être démontable pour faciliter le transport du bateau.
4.2 Safran
4.2.1 Le safran sera situé dans l’axe de la coque, et ne bougera que sur un axe installé dans le plan de l’axe de la coque, et ne devra pas déborder du tableau arrière.

5 GREEMENT

5.1 Définition
5.1.1 Le gréement est formé des espars avec leur accastillage, cordages fixes et des voiles.
5.1.2 Une girouette ou Indicateur de vent ne fait pas parte d’un gréement.
5.2 Généralités
5.2.1 Aucune partie du gréement ne s’étendra au-delà de la proue, ni au-delà de la poupe du bateau ni à plus de 110 cm de haut par rapport au haut du pont.
5.2.2 Le bateau pourra régater en portant jusqu’à 2250 cm2 de voiles dans son gréement.
5.2.3 Le bateau pourra être équipé avec jusqu’à 4 (quatre) voiles, qui pourront être utilisées individuellement ou en combinaison.
5.2.4 Les dimensions et superficies de chaque voile seront déclarées par écrit avant de commencer les Régates du jour ou le championnat.
5.3 Espars
5.3.1 Tous les espars devront avoir une section plus petite qu’un cercle de 1.2 cm de diamètre.
5.3.2 L’accastillage constituant une extension nettement locale (vît de mulet, hale bas, capelage des haubans, etc.) ne fait pas partie de la section des espars.

art84-1
6 VOILES

6.1 Mesure
6.1.1 Pour le calcul de superficie vélique, chaque voile sera divisée en trapèzes et/ou triangles, dont les superficies doivent s’ajouter ou se retrancher.
6.1.2 Les Trapèzes ou Triangle devront inclure le tissu de la voile. Lorsque les sommets de la voile sont arrondis avec des courbes abruptes, le sommet de la figure enveloppante est considéré à l’intersection des prolongations naturelles des côtés de la figure utilisée.
6.1.3 Si un côté de la voile se sépare en forme d’arc de plus de 0.2 cm du côté du trapèze ou triangle que la moitié, le segment d’arc résultant sera inclus dans le calcul de superficie.
6.1.4 Les superficies partielles correspondantes aux divisions se calculeront :
a. Trapèzes simples : (B0 + B1) * h / 2
b. Trapèzes contigus, tous de la même hauteur : (B0/2 + B1 + . . . + Bn/2) * h
c. Triangles : Bt * Ht /2
d. Segments d’arc : C * f / 1.5
Où : B0, B1, . . ., Bn = Largeur des trapèzes
...... h = Hauteur des trapèzes
...... Bt = Base du triangle
...... C = Corde du segment d’arc
...... f = Flèche du segment d’arc
6.2 Vérification de dimensions
6.2.1 Chaque voile aura des marques indélébile indiquant les extrêmes et points spéciaux des divisions utilisées pour son calcul de superficie.
6.2.2 Les dimensions se mesurent et /ou vérifient de bord a bord sur le tissus.
6.2.3 Aux voiles seront appliquées le minimum de tension nécessaire pour éliminer les rides au long de la dimension que l’on vérifie.
6.2.4 Dans la vérification des dimensions déclarées, sera acceptée une tolérance de 0.5 cm en mesure totale (de point à point), et de 0.2 cm en mesures partielles (bases, hauteurs, flèches de subdivisions).
6.3 Marques d’identifications
6.3.1 Le numéro de matricule du bateau sera marqué a mi-hauteur de chaque voile, tribord en haut, bâbord en bas, avec des numéros clairement visibles, de hauteur minimale de 10 cm, réalisés avec un trait d’au moins 1 cm de large.
6.3.2 La superficie mesurée de chaque voile sera marquée de manière indélébile près de son point d’amure.

art84-2
7 EQUIPEMENT

7.1 Généralités
7.1.1 On utilisera 2 (deux) fonctions de contrôle du système de radio. Une fonction agira seulement sur le safran, et l’autre agira seulement sur les écoutes.
7.1.2 Durant les régates du jour on utilisera seulement les voiles déclarées, une quille (avec son lest) et un safran.
7.2 Remplacements
7.2.1 Aucun élément constitutif du bateau ou de son équipement, excepté les batteries de l’équipement de radio, ne pourra être remplacé durant les régates du jour, sauf si l’élément à remplacer est cassé ou perdu durant l’événement et que le ODD considère que cette casse ou perte est réellement fortuite et accidentelle.
7.2.2 Il n’y a pas de restriction pour remplacer les batteries de l’équipement radio durant les régates du jour.



Matériels : 4 Plaques de Balsa 2mm - 1 Tige 3 x 6 mm - Polystyrène Choc (PSAI) 10 x 20 cm, épaisseur 1mm - Aluminium 2 mm, 50 x 320 mm - Tige Bronze d = 3/32 "- Tube Bronze = 3/32" - Tube Bronze = 5/32 "- Fil Bronze d = 1 mm, 25 cm - Câble Inox 25 lbs., 3.50 m - Manchons Prensacables, 6 - Fil Polyester 25 lbs, 1 m - Fil Polyester 3 lbs., 3 m - Mât d=6 mm, carbone, 1m - Bômes, carbone d=5 mm, 45 cm - Mylar 35 microns, 1.00 x 0.50 m - Prisonnier, d = 1/8 "- etc’s : ??

Colles : Colle cellulosique, 250 cm3 - Époxy Lent (30 min), 1 jeu - Colle Cyanoacrylate ("Gotita"), 1 flacon - Ruban Scotch "Magique", largeur = 12.7 mm, 1 rouleau - Ruban de Masquage (de Peintre), largeur 15 mm, 1 rouleau

Équipement : Radio 2 canaux (Airtronics Avenger 2X), avec 2 servos de 3.5 Kg.cm

NDTR : dans la suite du texte, l’abréviation CA désigne la Colle Cyanoacrylate.


Longueur 65 cm
Largeur 15 cm
Poids Total 1000 g
Mât 100 cm
Voilure 2250 cm²

TELECHARGEMENT de PLANS : pour le papier "Banner" (papier en rouleau) , max. 8.5" x 44" (= 21.6 cm x 112 cm) :

Ces plans sont fournis sur plusieurs planches [Láminas], toutes font 215 mm de large, qui peuvent être imprimées sur des Imprimantes à Chariot Normal (étroit). Cependant certaines planches nécessitent un papier plus large que la taille ordinaire pour les lettres. La taille de chaque planche est indiquée à son extrémité supérieure gauche et il faut configurer l’imprimante pour qu’elle accepte ces dimensions de papier (" Format personnalisé " , " Format définit par l’utilisateur " "Tamaño Definido por el Usuario", "Custom Paper Size"). On peut utiliser du papier "Papel para Banner", ou du papier continu (en rouleau ou plié en zig-zag) dont on enlève les perforations latérales, ou "monter" de grandes feuilles en collant (sur l’envers) plusieurs feuilles de taille papier à lettres l’une à la suite de l’autre

Il y a 11 planches au total .

Plans en Format PDF, pour Imprimer avec Acrobat Reader ® :

  • Soit un fichier par Planche :
Couples, Cloisons et tableau
215 x 270  197 KB  cuad0.pdf
Détail de couples x = 380 et x = 440
215 x 270  204 KB  cuads_380_440.pdf
Détail de couple x = 540
215 x 270  175 KB  cuad_540.pdf
Chantier et Montage Initial de la Coque
215 x 270  507 KB  inicio.pdf
Accessoires du Système R/C
215 x 270  687 Kb  accesorios_rc.pdf |
Gouvernail : Canne et jaumière
215 x 270  679 Kb  cana_timon.pdf
Construction de la Quille et du Safran
215 x 440  227 Kb  quilla_timon.pdf
Plan de Construction, Profil
215 x 835  345 KB  constrprof.pdf
Plan de Construction, vue de dessus
215 x 835  369 KB  constrtop.pdf
Panneau de Fond de la Coque
215 x 835  657 KB  panelfondo.pdf
Coupe des Voiles
215 x 1115  647 KB  velas.pdf


Comment configurer Adobe Acrobat Reader® :


Ouvrir avec "Acrobat Reader" la page que vous voulez imprimer. Ouvrir Menu "Fichier / Imprimer". Montre la fenêtre d’impression. Cliquer "Configurer". Montre la fenêtre de "Configuration d’impression ". Ouvrir "Propriétés" de l’Imprimante. Sélectionner "Papier", "format de Papier". Montre la fenêtre ajuster le format de Papier. Choisir la largeur et la hauteur qui correspond, Accepter. ATTENTION ! Il se peut que l’imprimante requière le réglage du format en Dixièmes de Millimètres ! Vérifier que l’orientation est "Portrait". S’il y a un cadre de "Surface Imprimable", definir comme "Maximum" ; ou, autrement, régler "Marges" en "10 mm" ou "1 cm". Accepter. Retourner à "Configuration d’Impression", Accepter. Retourner au dialogue "Imprimer". Vérifier la quantité de copies, sélectionner "Qualité d’Impression Haute" (si possible), vérifier que N’EST PAS sélectionné "Ajuster à la page", Accepter. Commencer à Imprimer !

Une fois imprimé, vérifier que les dimensions données ont réellement abouti à un résultat correct ! (C’est à dire, mesurer avec une règle les échelles imprimées pour vérifier que l’Impression est à la bonne échelle)

Terminé !


Maintenant que vous avez les Plans et les planches de balsa de 2mm d’épaisseur qui correspondent, il faut couper les divers Madriers.

art44-1


Coller, copier ou décalquer une photocopie du plan des couples sur le bois. Copier aussi le panneau de fond, l’étrave (Roda) et la division longitudinale qui va en poupe. Tracer, puis contrôler par transparence qu’il n’y a pas d’erreur. Couper chacun de ces éléments avec un scalpel.

Tout poncer avec du papier de verre fin. Enduire d’une première couche de colle cellulosique diluée à 50% avec de l’acétone ou du solvant de bonne qualité. Laisser sécher, et la surface restera avec tout le duvet levé, mais rigide grâce à la colle. Poncer à nouveau finement. Passer 2 autres couches de colle cellulosique, avec ponçage intermédiaire. L’idée est de laisser tout "presque terminé", parce qu’ensuite, quand les pièces feront partie de la coque, il sera TRÈS difficile de s’assurer que les mille recoins qui se produisent sont correctement protégés par la colle. En outre ces couches préalables de colle agissent comme "préciment" et augmentent la résistance de toute la structure.


Avec les Plans, qu’il faut évidemment avoir sous les yeux pour construire son bateau, il y a un dessin expliquant comment monter le Chantier, c’est-à-dire, la base sur laquelle nous armons la structure du bateau, et à laquelle nous fixons au bon endroit, l’étrave (Roda), les Couples et le Tableau arrière. Et sur la Photo vous pouvez voir comment Daniel Ferrari et José Luis de Flammes, de Holambra (São Paulo, Brésil), ont résolu cette partie de l’assemblage.

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Le Chantier doit être rigide, avec la face supérieure bien plate, pour donner une bonne base de construction. L’idéal est de le couper dans du contreplaqué ("Guillermina", "Masisa", "Fibrafácil" ou semblables) de 15-20 mm d’épaisseur, de 100 mm de large et de 650 mm de long. On peut aussi le faire avec un tube d’aluminium, de section rectangulaire. Sur sa longueur, tracer une Ligne de Centre (la "Ligne de Crujía"), et marquer, en utilisant une équerre, les positions de l’étrave et des couples.

Veillez à bien monter l’étrave et les couples à l’équerre sur le Chantier. Le plus raisonnable pour obtenir ceci est de placer de petits carrés de matière plastique de 1-1.25 mm d’épaisseur. Utilisez du polystyrène choc : il peut être coupé avec un scalpel, il est bon marché et facile à obtenir. On pourrait aussi utiliser du carton dur ou du balsa (mais l’auteur préfère le polystyrène choc !) Ils sont collés en position avec du cyanoacrylate ("Gotita").

ATTENTION ! Les colles de cyanoacrylate ("CA") COLLENT la PEAU ! Lire attentivement les recommandations qui figurent sur la notice de la colle ! Avoir de l’acétone à porté de main !

Observez sur le dessin que quelques équerres sont placées juste devant la Ligne de Position de Couple, d’autres sont placées du côté de la poupe. Ceci est fait pour que nous n’ayons pas besoin de faire un biseau d’ajustement ("triangle") aux couples. On fixe chaque couple aux équerres correspondantes avec un bracelet élastique et sa hauteur est ajustée avec une cale supplémentaire installée entre le Chantier et le bord (côté pont) de chaque couple.

Maintenant nous pouvons poser sur les découpes correspondant au fond, une baguette de bois de 4x8 (sans la coller !) et contrôler que l’ensemble est bien préparé. Nous faisons la même chose avec les flancs (en prenant soin de ne pas tout déplacer !) et nous appliquons CA entre Couples et Equerres. Un petit mouvement fera pénétrer la colle, et quelques secondes de pression à la main colleront l’ensemble.


Nous avons l’étrave, les couples et le tableau arrière correctement alignés sur le chantier, maintenant installons la Division Longitudinale qui va du couple x = 440 jusqu’au Tableau arrière. La positionner, la fixer avec CA puis terminer avec de la colle cellulosique.

art46-1


Nous vérifions que sa découpe est adaptée à la Ligne du Fond (éventuellement, corriger avec du papier de verre !), et nous pouvons coller le Panneau du Fond.

Évidemment nous vérifions d’abord "qu’il tombe juste à sa place" ! Si tel n’était pas le cas, corriger les défauts puis appliquer une goutte de colle CA sur les bords de l’étrave, des couples et du tableau arrière et, AVEC BEAUCOUP DE SOIN, poser dessus le Panneau de Fond, bien aligné. Un peu de pression avec les doigts, et c’est fixé ! Comme dans la photo du bateau de Daniel et José Luis.

Nous pouvons maintenant renforcer le collage en retournant l’ensemble formé par le Chantier et ce qui est déjà construit, pour mettre de la colle dans tous les joints entre fond, étrave, couples et tableau arrière.

Nous laissons sécher, et sommes prêts à continuer en présentant les panneaux qui formeront les deux bandes du bordé supérieur de la coque.

Comme la coque est symétrique, nous devons effectuer le travail de manière symétrique, c’est-à-dire que nous devons toujours présenter les deux bandes simultanément, afin d’éviter de tordre l’ensemble. Ce n’est pas complexe, puisqu’il n’y a pas d’inconvénient à couper les panneaux plus vastes que ce qu’ils doivent être. Un excès de quelque 10 mm dans la largeur et 20 mm dans la longueur ne posent pas de problèmes. Nous marquons les contours approximatifs et coupons 2 panneaux égaux. Les mettre en place, les fixer en position avec une pince de côté à côté dans la proue. En poupe placer un bracelet élastique, il est possible d’ajouter une fixation vers le milieu : ce peut être une amarre en fil, du ruban adhésif ou un bracelet élastique.

Si les panneaux appuient uniformément sur les flancs des couples, et si l’ensemble est bien symétrique, poser une goutte de CA le long de l’étrave pour coller les panneaux des deux bandes simultanément. Appuyer avec les doigts jusqu’à ce qu’ils soient fixés. Et procéder de même pour chaque couple, les deux bandes en même temps, jusqu’à arriver au tableau arrière.


Évidemment, avant de coller ce bordé nous devrons aligner les bords sur lesquels il viendra se fixer.

art47-1

Le panneau du fond a déjà sa découpe correcte puisqu’il a été coupé (à partir des plans) avec les dimensions adéquates. Mais les bordés latéraux dépasseront la hauteur du bord. Comment corriger ceci ? En faisant des coupes avec une lame de scie, en faisant coïncider chaque couple, en nous approchant petit à petit des contours du couple. Une fois que nous avons une entaille dans chaque couple, nous pouvons fixer temporairement une baguette comme si c’était une règle, tirer un trait avec stylo à bille, et couper. S’il vous plaît : laissez du gras !

C’est le moment d’aligner ces bords avec les contours des couples. Pour cela utiliser lime de papier de verre plus large que la cale elle-même, ponçant dans le sens avant-arrière, jusqu’à ce que le panneau du fond et chacun des flancs soient biseautés et alignés avec les couples.

Nous vérifierons à l’œil qui il n’y a pas de "coups" le long du bord, c’est-à-dire pas de courbures abruptes, et si nous trouvons que c’est bien, de ligne fluide, nous préparons le Bordé de Clôture. Marquer la forme approximative, couper avec de la marge, poncer et enduire d’une couche de colle cellulosique ce qui va être la face intérieure. Lorsque c’est sec, nous pouvons poncer pour enlever les duvets et les fibres levées, puis passer une seconde couche de colle cellulosique.

C’est le moment de le coller. En sachant comment et où il doit être posé, nous mettons CA dans la zone centrale de la coque et nous le collons. Sur les deux bords, évidemment. Ajouter CA sur les bords qui donnent vers la proue, et le fermer, en maintenant la pression avec les doigts jusqu’à ce qu’il soit collé. Procéder de même pour la zone de la poupe.

En retournant l’ensemble Chantier et Coque nous pouvons enduire de colle tous les joints, et assurer un collage résistant du bordé de clôture.


Maintenant, c’est le moment de démonter la coque de son chantier. Couper en premier l’étrave au ras du chantier, puis chacune des équerres qui soutiennent les diverses cloisons étanches et les couples. Retourner la coque et détacher les équerres des couples. Retoucher avec la colle cellulosique les petites marques qui se trouvent dans les couples et les cloisons étanches. Et nous voilà avec la coque dans la main !

art48-1


Avec le bateau fond en l’air, couper l’excès du bordé de clôture. Si l’excès est important (comme sur la photo), couper "en détachant des copeaux", jusqu’à réduire l’excès de sorte que le scalpel ("Cutter") puisse appuyer bien à plat sur le panneau de fond, afin que celui-ci agisse comme une règle pour la coupe. N’essayez pas de couper l’excès en une seule fois, car il est probable que cela ne réussisse qu’à dévier la coupe ou à produire une fente. Il est préférable de couper peu à peu, en plusieurs passages, jusqu’à ce que la lame (et la coupe) traverse toute l’épaisseur du bois.

De la même manière nous pouvons couper l’excès du bois sur les bandes. Retourner la coque et passer le scalpel en utilisant les flancs comme règle. Faire plusieurs passages, en coupant chaque fois plus profond, jusqu’à ce que l’excès soit coupé avec une parfaite régularité !

Finalement, en appliquant de l’époxy sur le côté intérieur de la coque nous pouvons renforcer toutes les jonctions entre les différents panneaux.


Les flancs de la coque sont plus hauts que le haut des couples, et c’est pourquoi nous devons couper l’excès. Nous pouvons marquer, de l’intérieur vers l’extérieur, en perforant avec une aiguille ! Nous utilisons ces petites perforations comme référence pour placer à l’extérieur une tige de bois de balsa en guise de règle, nous traçons la ligne du livet de pont (= le bord supérieur des couples !), enlevons la tige, et coupons l’excès avec un scalpel.

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Nous devons maintenant laisser ce bord avec une courbure uniforme. Le plus pratique est de poser une feuille de papier de verre épais (# 60) sur un panneau légèrement flexible (l’auteur utilise un panneau de 3mm d’épaisseur) et de poncer en faisant glisser la coque dessus. Poncer jusqu’à ce que le bord des panneaux latéraux soit parfaitement aligné avec le bord supérieur des couples et des cloisons étanches.

Poncez aussi, en les arrondissant, les arêtes formées dans les intersections des divers panneaux. Mais, s’il vous plaît, ne pas dépasser l’épaisseur du joint !

Au centre du bord supérieur des cloisons étanches x = 135, x = 230 et x = 320 nous insérons une baguette de 4 x 8 mm pour le Montant Central. Dans ce montant seront fixés l’amure du foc et le filoir d’écoute de foc.

Pour terminer, mettre une couche de colle cellulosique sur toute la coque, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Dès que c’est bien sec, poncer avec du papier de verre fin (# 180), pour enlever tous les duvets du bois, et remettre de la colle cellulosique. Au total, nous passerons non moins de SIX couches de colle cellulosique, toujours en ponçant entre les couches.


Utiliser une plaque d’aluminium de 2 mm d’épaisseur. Tracer les contours sur la plaque, et couper à la scie, pour éviter de tordre notre quille. Parce que si elle est coupée avec des cisailles ou des ciseaux, la plaque d’aluminium va presque inévitablement se tordre, en ruinant le matériau.

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Une fois coupée rectifier les bords avec du papier de verre épais, pour bois. Placer le papier de verre sur la table de travail ou sur un panneau bien plat, et on faire glisser d’avant en arrière le bord de la quille sur le papier de verre. Un peu de pression accélère le travail ; maintenir la quille bien perpendiculaire au papier de verre pour que tout soit mieux fini !

Et nous devons maintenant aiguiser les bords d’attaque (celui vers la proue) et de fuite (celui vers la poupe). Il est nécessaire de fixer la quille contre l’établi avec des presses et de poncer avec une lime à dents semi-grosses ou avec un papier de verre épais sur une cale à poncer. Il faut obtenir des bords bien aiguisés et symétriques.

Rappelons, pour nous économiser du travail, que toute l’extrémité qui entrera dans la Caisse de Quille N’A PAS BESOIN d’être aiguisée !

Pour terminer, poncer tout avec du papier de verre à l’eau #220 et # 320, pour obtenir une surface uniformément mate. Nous sommes ainsi sûrs d’enlever toutes les échardes et rayures. Et nous polissons finalement avec de la pâte à polir, jusqu’à ce qu’elle soit polie comme un miroir.

NOTE : Le bulbe ou lest, nous le ferons à la fin du tout, une fois que le reste du bateau sera complet et préparé, afin de pouvoir adapter le poids et la position. Rappelons que la position du centre de gravité du bateau définit la façon dont il flotte et navigue !


Avant de commencer la Caisse de la Quille, préparer la découpe pour le passage de la quille dans le fond de la coque. Mesurer avec soin, utiliser une règle et marquer au stylo à bille ou à l’encre de chine. Vérifier si c’est réellement droit, contrôler une fois de plus, et si tout est correct, perforer un trou de 2 mm à chaque extrémité de la coupe. Contrôler à nouveau, corriger si l’on observe une certaine déviation, et couper alors avec un scalpel le canal par lequel passera la quille. Les bords de cette coupe sont poncés avec du papier de verre fin (# 220) et enduits avec de l’époxy.

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Couper maintenant un morceau de bristol servant de gabarit pour les flancs de la caisse de la quille. Il doit entrer juste entre les couples x = 380 et x = 440, et, depuis le fond, arriver jusqu’au niveau de la couverture. Reporter les contours du bristol sur une feuille de polystyrène choc de 1-2 mm d’épaisseur. Le polystyrène se coupe avec un scalpel. Nous couperons ainsi les deux flancs de la caisse de la quille dont nous avons besoin. Une fois contrôlé qu’ils entrent précisément dans la position qui leur correspond, les poncer avec du papier de verre à l’eau # 220 jusqu’à ce qu’ils soient uniformément dépolis.

Introduire la quille par le canal du fond, et la caler dans la position souhaitée. Prendre un morceau de bristol découpé selon la courbe du fond, portant une marque (copier d’après les plans !) donnant l’inclinaison du bord d’attaque de la quille qui fournira le repère de calage. Avec la quille en position, nous pouvons appuyer contre elle un flanc de la caisse de la quille, et marquer la découpe de la tête de la quille.

Nous coupons deux pièces de balsa de 2 mm d’épaisseur pour faire les guides (extrémités avant et arrière de la Caisse !). ATTENTION : l’épaisseur des guides doit être au moins égale à l’épaisseur de la quille. Sinon, la quille ne va pas pouvoir entrer ou sera bloquée et ne pourra pas être sortie ! Mais ne pas laisser non plus trop de volume, sinon la quille se déplacerait latéralement à cause du jeu.

Imprégner les guides d’époxy et les coller en position. Mais placer aussi la quille, avec sa tête bien enduite de vaseline (pour qu’elle ne soit pas collée), appliquer l’autre face de la caisse, et adapter la position des guides. Avec des pinces, presser l’ensemble, et sortir la quille.

Dès que la colle a durci, nous pouvons adapter les découpes extérieures de la caisse. Vérifier que l’ensemble entre correctement dans la coque et que la quille est correctement située. Vérifier la position transversale, et la corriger si nécessaire !

Lorsque la caisse de la quille et la quille sont à leur place, dans la bonne position, nous fixons les éléments de sorte qu’ils ne se déplacent pas. Appliquer une goutte de CA entre la partie supérieure de la caisse de la quille et le couple x = 380, "en déplaçant" légèrement ce couple pour que la goutte s’infiltre entre couple et caisse. Dès qu’elle a pénétré l’assemblage, presser avec les doigts : ainsi, l’extrémité avant est fixée en position. Procéder de la même façon pour l’extrémité arrière, entre la caisse de la quille et le couple x = 440. Une fois la caisse fixée de cette manière, sortir la quille par le bas.

Un filet d’époxy tout autour de la jonction entre la caisse de la quille, la coque et les couples, sur les deux faces (= les deux bandes !) assure une résistance adéquate de la structure. Pendant l’application de ce filet nous déplaçons très légèrement les éléments pour que l’époxy pénètre dans toutes les fissures. Quand elle sera ferme au toucher, nous appliquerons une autre couche d’époxy pour assurer la solidité et l’étanchéité de la structure.


La jaumière du gouvernail de direction est logée dans la cloison longitudinale, laquelle la supporte dans le sens proue - poupe. Pour pouvoir l’installer, nous devons faire une coupe dans cette cloison. La largeur de la coupe sera de 4 mm, coïncidant avec le diamètre externe du tube.

art52-1


Ayant effectué la coupe, nous pouvons perforer le fond de la coque avec une perceuse (mèche) de 4mm de diamètre. Couper la jaumière dans un tube de bronze (ou laiton) dont le diamètre intérieur est de 1/8 " (NDTR : diamètre intérieur 3mm, extérieur 4mm). Poncer l’extérieur avec du papier de verre moyen ou lourd afin d’assurer une surface "mordante" pour la colle époxy. Nous l’insérons dans la perforation du fond, en le laissant dépasser à peine, juste pour pouvoir niveler avec du papier de verre après qu’il soit fixé.

L’étape suivante consiste à aligner le tube. Pour cela nous introduisons un tube de 1/8 "de diamètre extérieur" (NDTR : diamètre intérieur 2mm, extérieur 3mm), dans le tube de jaumière. Avec la quille, nous adaptons la position transversale de la jaumière de sorte que, en regardant, depuis la poupe ou la proue, elle soit correctement alignée avec la quille.

Une fois alignée, nous appliquons de l’époxy entre le tube de jaumière et la cloison longitudinale, en laissant durcir SANS DÉPLACER l’ensemble.

Une fois durci, nous coupons 2 équerres qui assureront la solidité transversale, nous les ponçons et passons deux couches de colle cellulosique. Et dès que le collage entre tube de jaumière et cloison est dur, nous collons avec de l’époxy ces 2 équerres, une vers chaque bord.


De gauche à droite nous voyons :

art53-1


Contre la cloison étanche x = 320 : l’interrupteur, qui est entraîné par une extension qui traverse le pont. Cet interrupteur est collé à l’époxy à la cloison étanche, de telle sorte qu’en levant le bouton, il soit fermé, en le baissant, il soit ouvert. Et on le place à tribord, en laissant le bouton approximativement à 15 mm l’axe de la coque. Il sera ainsi près du mât, qui le protégera mécaniquement ; et loin des bords, ce qui réduit les éclaboussures et les entrées d’eau. À la proue (gauche) de la cloison étanche x = 380 on place les batteries. Pour qu’elles ne puissent pas glisser, on fait une boite en forme de cadre, de balsa 4 x 8, placée sur chant. Cette boîte est collée à la coque avec de l’époxy. À tribord (en haut), entre x = 380 et x = 440, le servo du Gouvernail de direction ; À bâbord (vers le bas), dans le même espace, le servo de Voiles, avec son extension de bras faite en aluminium (voir plan) ; Et entre les deux servos, la caisse de la quille. Installés sur le flanc du servo de voiles, on peut aussi voir les 2 potentiomètres de 5 kiloOhm qui font partie de la modification effectuée afin que le servo tourne de 180 degrés, au lieu des 60 degrés normaux. De cette manière on obtient la capacité nécessaire pour manœuvrer les écoutes.

Sauf l’interrupteur, tous les éléments électroniques sont présentés de façon provisoire, pour pouvoir peindre le bateau à l’intérieur avant d’effectuer l’installation définitive. Relié à l’extrémité du bras du servo, la bielle d’écoute, dont l’autre extrémité est glissée sur le guide (tige de carbone). Ces 2 éléments seront aussi fixés à la coque après l’avoir peinte à l’intérieur. À tribord (en haut), le Récepteur de Radio, chaussé dans un cadre de balsa 4 x 8 ou de polystyrène choc. Ce sont les "Organes Internes" de notre bateau ! Avec eux il acquiert de la vie, mais cela ne suffit pas, bien sûr, il faut compter avec l’habilité de nos "Doigts" sur les leviers du transmetteur R/C !


Avant d’installer l’équipement de radio nous devons construire quelques accessoires : l’Extension du Bras du servo d’Écoutes, et la Bielle d’Écoutes. L’extension du bras de servo, afin que le parcours total soit le plus grand possible dans l’espace disponible. Construit en aluminium de 2 mm d’épaisseur, elle doit porter deux perforations pour pouvoir être vissée au bras original fourni avec le servo. Évidemment nous vérifions que notre bras est capable de tourner sans heurter le bord de la coque, et nous vérifions qu’il pourra passer sous le bord supérieur de la cloison étanche x = 380. Nous avons besoin d’ESPACE ! Et aucun mécanisme ne doit risquer de se bloquer quelque part.

art54-1


Dans du fil de bronze nous plions la " Bielle d’Écoute ". Attention : ceci n’est pas un nom nautique, ni un élément fréquent dans les modèles. Mais il résulte qu’avec cette invention aucune corde n’arrive dans la zone des servos, et ne sera ainsi ni accrochée ni emmêlée ! L’idée : maintenir l’écoute LOIN du servo !

La bielle s’accroche dans l’extrémité de l’extension du bras, dont nous savons qu’il peut tourner sans interférence. L’autre extrémité de la bielle a un anneau en haut, pour amarrer l’écoute. Elle se termine vers le bas par un autre anneau ou par un cercle qui permet de la glisser sur le guide.

Sur la photo, nous pouvons observer que la bielle fait un coude vers l’extrémité poupe. Nous l’adaptons pour que la bielle ne soit pas entraînée par le bras du servo quand celui-ci tournera vers la proue, et que son extrémité postérieure puisse passer sous la partie supérieure du couple x = 540 quand elle ira vers la poupe. Évidemment tout dépend de la position dans laquelle nous plaçons le guide, c’est pourquoi il est raisonnable de tout présenter en position, et de vérifier que cela fonctionne sans interférence lorsqu’on actionne le servo.


Le mécanisme du Gouvernail de Direction est composé du servo de gouvernail de direction, de "la Canne du Gouvernail de direction", et entre les deux, de la Barre de Connexion.

art55-1


Du servo il y a peu à dire, puisque c’est le servo commun livré avec la radio.

La Canne du Gouvernail de direction est constituée d’un bout de tube de bronze de 1/8 "de diamètre extérieur, 3/32" de diamètre intérieur (NDTR : diamètre extérieur 3 mm, intérieur 2mm). Ce bout de tube tourne DANS le tube de jaumière, et porte un collier avec vis prisonnière pour l’adapter à l’axe du gouvernail de direction. L’alternative est d’utiliser une "corne de contrôle" (pour 1/8 "de diamètre), qui combine ces deux éléments en un seul.

L’axe du gouvernail de direction (NDTR : diamètre 2mm) s’insérera DANS le tube, et sera serré (= sera maintenu) par la pression de la vis prisonnière. De cette manière il s’avère possible d’enlever le gouvernail de direction sans désarmer la tige qui le contrôle. Et, en outre, tout le système peut rester sous couverture. Ceci s’avère beaucoup plus élégant !

La Barre de Connexion est construite d’une tige de balsa (4 x 6 ou 6 x 6), sur laquelle nous plaçons à chaque extrémité un terminal pour la relier au bras du servo et à la canne du gouvernail de direction. On peut la construire en fil de bronze de 1 mm de diamètre ou utiliser un terminal type fourche, vendu dans les commerces d’aéromodélisme. L’important est d’adapter sa longueur de manière telle que le gouvernail de direction soit parfaitement aligné avec la quille, avec le servo en position neutre et le "Trim" au centre. Évidemment : ceci est contrôlé avec émetteur, récepteur et servos en service !


La pelle du gouvernail de direction est faite de balsa de 2 mm. Une fois coupée aux dimensions, lui donner le profil adéquat avec du papier de verre. Tant le bord avant que l’arrière doivent être aiguisés, et les deux faces du gouvernail de direction avoir une convexité uniforme entre les deux bords.

 

art57-1 art57-2


Ensuite procéder à la coupe dans laquelle se logera l’axe. Il doit au préalable avoir été poncé puis encollé avec de l’époxy. Dès qu’il a durci, poncer et enduire d’une couche légère de colle cellulosique, afin que les duvets du bois puissent être poncés une fois la colle cellulosique séchée.

Suit la partie esthétique : nous devons "le plastifier" ! Pour cela appliquer un morceau de toile de verre, d’approximativement 160 g/m2, sur la surface, et recouvrir d’époxy avec une spatule ou une gomme, pour qu’il pénètre dans la toile et il l’imprègne totalement. La transparence du verre nous permet d’apprécier l’état d’imprégnation, et d’observer comment la toile se colle au bois. Si nous voyons des bulles, "nous les entraînons" avec la spatule vers les bords, en ajoutant plus d’époxy s’il en manque. Nous attendons que le laminage de cette première face du gouvernail de direction soit rigide, puis nous découpons la toile en laissant un excès d’approximativement de 2 mm tout autour.

Avec du papier de verre uniformiser l’excès de laminage avec la surface de l’autre face du gouvernail de direction, et répéter le processus d’application de la toile de verre sur cette face encore nue. Lorsque c’est terminée et que l‘époxy a durci, corriger les bords avec du papier de verre, ajouter une autre couche d’époxy pour boucher les pores superficiels. Avec un peu de papier abrasif à l’eau nous obtiendrons une surface excellente, et des bords parfaitement aiguisés. Juste ce que requiert un bon gouvernail de direction !


Une fois la coque BIEN peinte à l’intérieur, avec au moins 6 couches de colle cellulosique ou de vernis, nous pouvons fixer tous les mécanismes à leur place.

art58-1


Beaucoup de modélistes vissent les servos, quelques-uns LES COLLENT en position. Dans le "PALO de AGUA" ils ont été collés à l’époxy. Pour s’assurer qu’ils restent bien en place, il est TRÈS IMPORTANT de nettoyer avec du papier de verre fin les surfaces de collage, tant dans la coque que sur les servos, et mettre une quantité importante d’époxy.

On fera un essai de fonctionnement dès que tous les éléments seront fixés. Vérifier soigneusement que les câbles ne peuvent pas s’emmêler, que la bielle d’écoute n’est pas bloquée, que l’axe de gouvernail de direction tourne correctement (quelque 30 degrés de chaque bord, symétriquement).

Entre-temps, les panneaux qui ont été coupés pour fermer la couverture ont reçu au moins 5 couches de colle cellulosique sur leur face inférieure, celle qui se trouvera dans la coque. La couverture doit être protégée de l’humidité qu’il peut y avoir dans la coque.

Et arrive le moment de vérité ! Appliquer l’époxy sur toutes les découpes de la coque qui seront en contact avec la couverture, et mettre les panneaux en position. Une légère pression depuis le haut, obtenue au moyen de poids, assurera le contact adéquat. Laisser durcir, couper les excès, et poncer le livet de pont. Et pour nous assurer que notre bateau ne prendra pas l’eau, nous ajoutons de l’époxy sur toute la ligne d’union de la coque avec le pont.

Il ne reste plus qu’à poncer, enduire de colle cellulosique, poncer, enduire de colle cellulosique, poncer, enduire de colle cellulosique, poncer, enduire de colle cellulosique ...


art59-1


La photo montre la Carlingue du Mât, placée sur la cloison étanche x = 320, et faite d’un court morceau de tuyau plastique collé sur la couverture avec de l’époxy.

Nous voyons aussi l’Extension de l’Interrupteur, traversant la couverture dans un court tube de matière plastique. Ce tube est un élément d’un "petit bâtonnet avec coton" généralement utilisé pour nettoyer les oreilles des enfants. Comme l’installer ? Perforer d’abord la couverture de telle façon que l’extension soit alignée avec le bouton de l’interrupteur. On passe l’extension, dont l’extrémité supérieure est droite, et on la fixe au bouton (sur les plans on suggère de faire un "C" qui embrasse le bouton, et de la coller avec de l’époxy ; c’est plus facile que de perforer et d’insérer l’extension). Une fois qu’elle est fixée au bouton, glisser le tube passe-pont jusqu’à ce qu’il reste approximativement 1 cm au-dessus de la couverture, et le coller avec de l’époxy. Enfin, plier l’extension, et protéger son extrémité avec un peu de matière plastique. Nous avons évidemment travaillé soigneusement et vérifié que le bout qui dépasse pouvait se baisser jusqu’à la déconnexion !

Nous voyons aussi une des cadènes de hauban. C’est une fourche en " U ", simplement insérée dans deux perforations que nous avons faites à travers la couverture et les renforcements pour cadènes, et collée avec de l’époxy. Il est évident qu’avant d’insérer la ferrure nous l’avons nettoyée avec du papier de verre moyen : non seulement cela nettoie mais en plus produit une surface rugueuse qui améliore l’adhérence de la colle.

art59-2


On place une fourche à 13.0 cm de la proue, et une autre à plus de 0.5 cm derrière la première. C’est l’amure pour le foc. Pour l’installer, on perfore 2 trous avec une perceuse (mèche) de 1.25 mm, en traversant complètement la couverture et le montant central. Les deux fourches sont poncées avec du papier de verre moyen (# 150-180) et collées avec de l’époxy. Une goupille avec blocage à ressort peut s’avérer très pratique pour l’assemblage et le démontage du foc.

Le passe écoute, pour l’écoute de foc, est installé dans l’axe, à 23.0 cm de la proue. La procédure est toujours la suivante : perforation, papier de verre, époxy.

art59-3


Nous avons déjà vu que les cadènes des haubans vont à 33.5 cm de la proue, et à 0.5 cm de chaque bord, et sont fixées par les renforcements de cadènes. Et un peu plus en arrière, à 45.0 cm de la proue et à 1.0 cm de chaque bord, on installe deux passe- écoutes, pour la grand voile.

Le plus à la poupe possible mais devant le système de gouvernail de direction : le passe-écoutes et la poulie de retour pour l’écoute de grand voile. Le passe-écoutes est effectué en tube de matière plastique, de sorte qu’il permette à l’écoute de pénétrer dans la coque. Et dans le centre, sur l’axe, une poulie pour que l’écoute puisse se déplacer avec le minimum de friction possible.

Finalement, contre le côté intérieur du tableau arrière, à 2.0 cm de chaque bande, les cadènes pour la patte d’oie du pataras.


Le Mât est construit à partir d’un tube de fibre de carbone, de 100 cm de longueur, et de 6 mm de diamètre par 1 mm de paroi. Avant (il y a à peine une année !) les mâts étaient construits en aluminium ou en bois, mais ceci n’a plus de sens. Les mâts d’aluminium sont lourds, et ils sont pliables . Nous ne disons pas qu’ils sont flexibles, mais quand ils recevront un certain coup ils seront pliés et resteront pliés ! Les mâts de bois sont plus lourds encore, et ils sont cassants. Par contre, un mât de carbone est non seulement léger et incroyablement résistant, mais en outre de faible coût. De fait il est meilleur marché d’utiliser un tube de carbone pour faire le mât que des tubes de flèche en aluminium, ce qui était habituel il y a peu de temps.

art67-3


A l’extrémité supérieure il y a la potence de tête, consistant en une prolongation vers la poupe qui permet de fixer le pataras de sorte qu’il ne gène pas la voile. Pour cela nous taillons une fente de 3 mm de large et autant de profondeur. Comment ? Avec une lime à dents fines, le tube de mât fermement soutenu, et sans forcer la lime ni la coupe. Nous devons tenir compte du fait que ces tubes "sont pultrudés", c’est-à-dire fabriqués en jetant des mèches de carbone à travers une matrice. De cette façon, les filaments sont parfaitement droits, presque sous tension, mais ne contiennent pas de fibres en travers c’est pourquoi ils s’avèrent relativement faciles fendre en long. En conséquence, si nous forçons avec notre lime, nous éclaterons notre tube de carbone !

art67-4


Cette entaille sera un logement pour un morceau de tige de carbone, de 3 mm de diamètre et de 65 mm de longueur, dans l’extrémité postérieure duquel on fixera le pataras.

Avant tout, nettoyer avec du papier de verre fin l’extrémité du tube de mât et de la tige qui fera la potence de tête de mat. Appliquer une goutte de CA dans l’entaille et coller la potence. La position n’est pas critique. Elle devrait être presque horizontale, peut-être un peu levée. C’est une question d’esthétique, difficile à justifier.

art67-5


C’est maintenant le moment de donner de la solidité à cet ensemble par un renforcement de fibre de verre. Nous appliquons une fine couche d’époxy autour de l’union, et amarrons / emballons avec une mèche de fibre de verre. Pour cela nous soutenons une extrémité de la mèche de FV à quelque 2 cm de l’extrémité du mât avec un ruban adhésif. Nous commençons à enrouler la fibre de verre en "8", le croisement doit se faire sur l’avant, juste là où la fente que nous avons faite dans le mât est libre. C’est à dire qu’il faut faire le tour du mât depuis l’arrière de la gauche vers là droite (en regardant vers la proue, avec l’extension vers la poupe), monter vers l’avant, croiser de droite à gauche et passer sous l’extension côté poupe de gauche à droite. Remonter, croiser en avant de droite à gauche, descendre et passer par derrière le mât de gauche à droite. Environ dix tours ? Cela dépend du volume de la mèche de fibre. Si c’est un fil (mèche / trame) d’une toile de 160gr/m2, alors environ 10 tours conviendront.

art67-6


Brrr ! Que c’est compliqué à expliquer ! Serait-ce plus clair avec un croquis ? (Les Chinois disent qu’un dessin vaut plus que mille mots. Il sera certain ?).

(NDT : et Napoléon est réputé avoir dit qu’un bon croquis vaut mieux qu’un long discours ! Traduction des termes utilisés sur le croquis : PROA = proue ; HERRAJE DE TOPE = potence de tête ; MASTIL = mât ; AMARRA F.V. = amarre en FV)

Mais ce n’est pas encore terminé. Parce qu’il faut en outre amarrer dans le sens contraire, avec le croisement derrière le mât et sous l’extension. Environ 5 tours suffiront.

(Au fur et à mesure que m’arriveront les questions je trouverai sûrement comment expliquer ceci plus clairement !)


NOTE TECHNIQUE : la traction du pataras fait fléchir le mât jusqu’à 10 mm. La fixation de l’extension au mât est celle qui supporte cet effort, c’est pourquoi elle doit avoir une rigidité suffisante et de la résistance mécanique.


Les Haubans soutiennent le mât. Mais dans notre cas ils forment aussi la boucle dans laquelle nous fixons l’étai et la drisse de foc.

Comme le mât est un tube de carbone " pultrudé ", nous ne devons pas le perforer au risque le fendre dans toute sa longueur ! C’est pourquoi nous adoptons un système différent : nous fixons les haubans au moyen d’une amarre forte, en fil. Cet assemblage est une frète ! Et nous la réalisons de telle façon que le bord supérieur de la frète se situe à 84.5 cm au-dessus de l’extrémité inférieure du mât.

art68-1


Procédure :

Avant tout, nettoyer le mât et le poncer avec du papier de verre très fin (papier de verre à l’eau # 220, utilisé sec), entre les 83 et 85 cm de hauteur au-dessus du pied. Ensuite, plier par le milieu un tronçon de 1.65 m de Câble d’Acier Inoxydable ("Tanza") de 25 livres (les pêcheurs en utilisent ! Demandez dans les boutiques d’articles de pêche.) Insérer un mousqueton de 25 livres (sur la photo il n’y est pas, on apprend parfois APRÈS avoir fait les choses, c’est ce qu’on appelle "l’expérience" !) Avec du ruban adhésif, fixer cette "fourche" (et le mousqueton) au mât, en la couvrant sur 1 cm, et juste au-dessus des 84.5 cm. Nous devons rappeler qu’elle doit être centrée vers la face de proue du mât. Deux centimètres plus bas nous fixons, à nouveau avec du ruban adhésif, les deux extrémités de la "fourche" de câble. Dans cette partie chaque extrémité doit être précisément sur les côtés du mât, ce que nous pouvons contrôler en regardant du dessus, la potence de tête comme référence.

Ayant contrôlé la symétrie, nous pouvons enduire la zone entre les rubans adhésifs avec de l’époxy et amarrer fortement avec du fil de polyester.

N’UTILISEZ PAS de Nylon : l’époxy n’adhère pas !

Pour qu’il ne nous échappe pas, nous collons la pointe du fil quelques centimètres plus bas avec du ruban adhésif. Nous commençons à enrouler jusqu’à arriver à la partie juste au-dessus du ruban inférieur qui soutient le câble d’acier. A partir de là, enrouler très serré, les tours de fil bien ensemble, l’un à côté de l’autre, jusqu’à couvrir l’espace entre les fixations de ruban. Sur les derniers 3 ou 4 mm, faire des tours de renforcement, c’est-à-dire une couche en retournant vers le bas, et le retour vers le haut. Tout TRÈS serré, fil contre fil. Arrivé au bord du ruban adhésif supérieur, faire quelques tours de plus, pour avancer jusqu’en haut pour pouvoir amarrer, aussi avec du ruban adhésif, l’autre extrémité du fil. Et maintenant rajouter de l’époxy, pour que toute la frète soit imprégnée et bien couverte. Ensuite attendre qu’il durcisse.

Une fois qu’il a durci, enlever les excès de fil et les rubans adhésifs, et cette tâche est terminée ! Il nous reste les haubans de chaque côté du mât, et un lien avec le mousqueton auquel nous fixerons l’étai et la drisse de foc. (Le mousqueton n’est pas visible sur la photo. Il a fallu le fixer a posteriori, avec une amarre de fil !)


art69-1


Avant tout préparer le tube : un morceau de tube de bronze, de 30 mm longueur et d’un diamètre intérieur de 3/32 "(ces dimensions sont en pouces, parce que ce sont les dimensions des matériels offerts dans les commerces consacrés au modélisme) (NDTR : diamètre extérieur 3 mm, intérieur 2mm). En le coupant, on produit généralement des bavures vers l’intérieur du tube qui empêcheront l’axe d’entrer. Il est évident que nous devons éliminer ces bavures.

Est arrivé le moment de fixer ceci au mât. Pour cela coller d’abord, avec une goutte de CA, un morceau de balsa de 6 x 4 x 30 mm. L’installer à 10 mm de l’extrémité inférieure du mât, la face de 6 mm contre le mât. Le tube ira sur ce morceau. Mais nous devons nous assurer que le tube est TRÈS BIEN ALIGNÉ avec le mât. Pour cela nous y insérons un morceau d’axe de 3/32 ". Nous nettoyons / ponçons l’extérieur du tube, nous appliquons une goutte de CA au morceau de balsa qui le soutiendra, et nous appliquons le tube, en utilisant l’axe inséré comme guide (voir photo !) pour nous assurer qu’il est parfaitement parallèle au mât. Avec les doigts nous appliquons une pression jusqu’à ce qu’il soit fixe.


ATTENTION : Ne pas se coller les doigts ! La colle CA colle la peau. Elle se dissout avec de l’acétone. Lisez les instructions avant de l’utiliser !


art69-2


Quand l’ensemble sera ferme nous pourrons retirer l’axe, et poncer les contours de façon à unir la surface du mât et la surface du tube. Appliquer de l’époxy tout autour mais en veillant à ce qu’il ne pénètre pas dans le tube. Amarrer, enrouler fortement, tour après tour, serré, avec du fil polyester ou coton - polyester. Ne pas utiliser de fil de nylon (polyamide), parce que le nylon rejette l’époxy. Quand cet enroulement est complet ajouter de l’époxy afin de bien recouvrir la surface et une fois pris, couper les extrémités du fil.

Pour terminer poncer légèrement la surface, et contrôler qu’aucune partie du fil n’est à nu. Une couche additionnelle d’époxy garantira que tout est correctement effectué !


art70-1


On trouve ici l’autre partie du vit-de-mulet (" gansera "), complétant l’articulation entre bôme et mât.

Pour commencer, préparer le tube de carbone de 5 mm de diamètre, une paroi de 0.75 mm, et d’une longueur de 22 cm, qui constituera la bôme. A l’extrémité proue nous placerons un morceau de tube en plastique, d’un diamètre intérieur de 1 mm, pour l’axe qui permet le pivotement vertical (élévation) de la bôme. La meilleure manière d’assurer ce morceau au corps de la bôme est d’utiliser 2 agrafes faites de fil de bronze de 4-5 dixièmes, collées et ligaturées sur l’extrémité avant de la bôme.

Nettoyer toute l’extrémité avec du papier de verre fin, en maintenant l’ensemble avec du ruban adhésif. Appliquer l’époxy, et ensuite ligaturer avec du fil polyester ou coton - polyester, cette ligature doit être bien serrée, avec une longueur totale d’environ 10 mm. Une fois dure, couper les extrémités de surplus des fils métalliques et du fil, et appliquer une couche finale d’époxy, pour la protection.

Compléter l’articulation

art70-2


Il faudra maintenant faire la charnière de fil de bronze de 1 mm de diamètre. Il est plié à environ 20 mm de l’extrémité du fil à 90 degrés, s’insère dans le tube de la bôme. En tenant avec une pince plate nous plions l’autre extrémité, en laissant le tube de la bôme centré en un "U" carré.

A l’aide de pinces pointues nous formons l’estrope qui restera verticale. La lumière interne de l’estrope est adaptée de façon à ce qu’en plaçant l’axe de la gansera, celui-ci reste serré.

Pour pouvoir plier correctement il faut avoir soin de ne pas faire levier avec la bôme, mais plutôt de bien "pousser" contre le fil. Il est évident que le tube ne pourra pas supporter les efforts de plier, mais qu’il n’y aura pas de problème si, avec la bôme et tout, nous poussons contre le fil, qui, soutenu par les pinces, sera plié à la forme qui nous intéresse.

art70-3


C’est le moment de vérifier que la charnière tourne librement dans le tube de la bôme, et qu’elle est correctement ajustée. Des pinces pointues, l’œil, et la patience nous serviront pour l’ajustement.

L’étape suivante consiste à nettoyer l’extrémité de l’axe et la charnière avec du papier de verre et à unir les deux éléments. Tout d’abord nous ferons en sorte qu’ils soient unis par la même pression que celle qu’exerce l’estrope de la charnière. Nous vérifions fréquemment l’alignement, et s’il est correct nous appliquons une goutte de CA.

Après quelques minutes, l’ensemble sera suffisamment ferme pour pouvoir appliquer de l’époxy, et ligaturer avec du fil de polyester ou de coton / polyester ; le fil doit être enroulé très tendu, tour contre tour, de manière à former une agrafe bien serrée. Comme toujours, couvrir avec de l’époxy pour terminer.

art70-4


Et à l’extrémité inférieure nous placerons un crochet, formé avec du fil de bronze de 1 mm de diamètre. Ce crochet servira d’ancrage pour le tendeur de hale-bas ("Vang"), lui aussi sera fixé par une goutte de CA.

ATTENTION !

Si cette goutte de CA pénétrait dans le tube du mât nous aurions une complication ÉNORME, puisque la bôme serait irrémédiablement fixe, et ne pourrait plus tourner ! C’est pourquoi, s’il vous plaît, maintenez l’ensemble en position verticale, de sorte que lorsque vous l’appliquez, cette goutte de CA TOMBE, en S’ÉLOIGNANT du tube !


art70-5


Le tendeur de hale-bas ("Vang") peut être une pièce qui est communément utilisée en aéromodélisme. On peut aussi en construire un avec une vis de 1/8 ", un écrou, et une fourche de fil de bronze fixée dans deux perforations de l’écrou. Il sera nécessaire d’intercaler un émerillon pour tourner l’écrou de réglage.

Dans la bôme nous fixons ce hale-bas dans une boucle de fil de bronze de 1 mm de diamètre, fermement collée et ligaturée à la bôme de telle façon qu’avec la tension adaptée à son parcours, la bôme soit perpendiculaire au mât. Mais nous insérerons un bout tuyau de silicone AVANT DE fixer la boucle à la Bôme. Ce tuyau servira pour le réglage du point d’amure ("Cunningham").

L’extrémité inférieure (proue) du tendeur de hale-bas s’attache au crochet installé dans l’extrémité inférieure de l’axe de la Gansera.


C’est le moment de "Fabriquer le Moteur". N’oublions pas que la vitesse du bateau dépendra pour une bonne partie du fonctionnement notre "Moteur", c’est-à-dire, des voiles. Sur les plans, nous avons défini une découpe pour les voiles, mais la forme qu’elles auront en navigation dépendra de la précision avec laquelle elles auront été enverguées, des tensions que nous appliquerons aux différents calages ("mise au point"), de comment nous les auront rangées, etc., etc. (Évidemment, certains de ces "etc.." signifient "je ne sais pas !").

art71-1

 

LE MATÉRIEL : Dans le "PALO de AGUA", les voiles que nous voyons ont été faites avec du film de polyester, connu sous le nom de "Mylar". Ses caractéristiques en font un matériel bien approprié à la confection de voiles, puisqu’il a une résistance mécanique remarquable, qu’il n’est pas affecté par l’eau ni les intempéries, et qu’il ne se déforme pratiquement pas, c’est-à-dire, qu’il a une élasticité très basse. Il est en outre de TRÈS FAIBLE COÛT ! Cent cinquante grammes de Mylar de 36 microns d’épaisseur n’ont coûté que DEUX Dollars à l’auteur. Et ces 150 gr sont une pièce de 10 (Dix) mètres sur 1 mètre ! Cela suffit pour faire quelque 30 jeux de voiles : -) Les fabricants de transformateurs l’utilisent comme isolation dans leurs bobinages. C’est pourquoi, pour en acheter, il faut chercher dans les maisons qui vendent des matériels pour la branche des bobinages. Le seul inconvénient, et ceci est un peu subjectif, est qu’il soit transparent. Est-ce clair ?

L’alternative consiste à utiliser de la toile de voiles. Aller dans une voilerie, et voir s’ils vendent (ou donnent !) un morceau de toile dacron, ou un chiffon de mylar, de 0.5 ou 0.75 once. Ce matériel se trouve en différentes couleurs, donc avec un peu de chance on peut choisir !

Si la voilerie n’avait pas de Dacron, acceptez du Nylon Ripstop, qui est utilisé pour confectionner les Spinnakers. Demandez du 3/4 d’once, s’ils n’en ont pas, utilisez du 1 once. C’est un peu plus lourd, et un peu plus élastique, mais cela convient. L’avis final ne peut pas être catégorique, parce que tout dépend de la coupe de la courbe, de la couture et de la mise à point.

NDTR : le tissu Nylon Ripstop est vendu dans certains commerces de Cerfs-Volants. On y trouve aussi des tubes et baguettes en fibre de carbone. La boutique Vire-Vole rue Raymond Losserand à Paris, vend tout cela et j’y ai reçu un accueil sympathique.

En fait, trop de facteurs influent pour pouvoir garantir que les voiles vont être bonnes ou mauvaises. Cela se produit aussi avec le Mylar, mais pour le cas du "PALO de AGUA" l’auteur a trouvé le point auquel tout paraît bien fonctionner, et c’est celui-là qu’il essaye d’expliquer ici. Bien que finalement l’expérience personnelle soit celle qui compte !

NOUS COMMENÇONS PAR LE FOC

art71-2

 

Placer le plan correspondant sur un panneau PLAT, et le fixer avec du ruban adhésif pour qu’il ne puisse pas se déplacer. Placer dessus un morceau de Mylar, coupé un peu trop grand, pour décalquer la forme donnée dans le plan. Fixer aussi le morceau de Mylar, légèrement étiré, avec du ruban adhésif. Et tracer les contours en utilisant un feutre marqueur (Plumón), à encre indélébile.

Remarquez que sur les plans la chute (bord postérieur de la Voile) ne figure pas, parce qu’il n’y avait pas assez de place sur le papier ! Mais ils donnent les dimensions, tant de la largeur de la têtière que de la longueur de la bordure. Avec ces mesures nous pouvons tracer la ligne droite de la chute, qui unit la têtière à la bordure.

Une fois la découpe tracée, retirer le Mylar de sur le plan, et couper de manière précise avec une lame de scalpel ("Cutter") Utiliser une lame avec bord neuf ! Le Mylar EST DUR à couper. Tout sera mieux si nous utilisons un guide pour faire la coupe, par exemple une règle flexible.

Les Points

art71-3

 

Les Points sont renforcés avec un feuillet auto-adhésif ("Contact") Le long des bords qui forment chaque point, on colle, sur les deux faces de la voile, 2 morceaux de 15 mm x 50 mm de feuillet. Ils peuvent être un peu inclinés, afin d’avoir une largeur de 15 mm au point et de se réduire à une largeur de 5-7 mm dans l’extrémité éloignée du point.

Résumé : quatre bandes forment un "V" sur chaque face, avec une épaisseur double dans l’extrémité du point, et une épaisseur simple et de plus petite largeur le long des côtés de la voile dans la partie éloignée du point. Il y a 4 épaisseurs de renfort au point lui-même, 2 épaisseurs de renfort en s’éloignant de lui.

Les pattes et les rabans

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Ils nous servent à lier les voiles à leur étai. Il y a diverses méthodes pour effectuer ceci, mais celle préférée par l’auteur est celle qui est montrée ici : un raban sortant du guindant de la voile.

Le raban est fait de fil de polyester (ou polyester - coton), dont on utilise, initialement, un morceau d’approximativement 12 cm de longueur. Il est appuyé sur la voile, et collé avec un morceau de ruban "Scotch".

art71-5

 

Bien sûr c’est facile à dire ! Mais, pour assurer le meilleur collage, le petit morceau de ruban, d’environ 10-12 mm de longueur NE DOIT PAS ÊTRE TOUCHÉ AVEC les MAINS.

C’est pourquoi il s’avère nécessaire de le manipuler avec l’extrémité d’une lame : on lève la pointe du ruban de son rouleau, on glisse la lame au-dessous. En maintenant de la pression sur la lame il est possible de dérouler un peu de ruban, et de couper (utiliser des ciseaux !) le morceau voulu.

 

art71-6

 

Nous tenons maintenant, dans la position correcte, en pressant avec 2 doigts, le fil qui fera notre raban, et nous plaçons le morceau de ruban scotch. Avec certains des doigts qui ne sont pas occupés (quelle chance que nos mains aient des doigts de rechange !) nous appuyons un peu sur le ruban scotch, et notre objectif est atteint. Évidemment nous avons pris plusieurs précautions : le ruban scotch ne dépasse pas du bord de la voile, nous avons bien appuyé pour uniformiser l’adhésion, nous coupons le surplus du fil, celui qui dépasse du ruban adhésif vers le centre de la voile.

Nous installerons ainsi 9 rabans sur le guindant du foc, à raison d’un tous les 8 cm.

 

art71-7

 

Il ne nous reste plus qu’à placer un œillet dans chaque point. Utilisez des œillets ("Ojetillos", "Ojalillos") de 4 mm de diamètre interne. BRONZE ou LAITON. N’utilisez pas du fer ou du fer nickelé, ni du fer bronzé, parce qu’ils souilleraient très probablement la voile ! Pour vérifier que les œillets que vous achetez ne sont pas en fer, emportez un aimant quand vous irez les acheter. Si l’aimant les attire, alors ils NE nous SERVENT PAS !

Centré au sommet de la voile, aussi près du bord que le permet le diamètre maximal de l’œillet, percer, avec poinçon, le trou pour l’œillet. Ou aller voir le cordonnier du quartier, pour qu’il fasse le trou, et qu’il place l’œillet. Et ne pas oublier : un œillet dans chaque point, tant sur le foc que sur la grand voile.

La Grand Voile est confectionnée de la même manière que le foc. Marquer les contours (la chute va tout droit entre les extrémités postérieures des lignes de mesure données sur les plans), couper, placer des rabans sur le guindant (tous les 10 cm, dans ce cas), placer les points, installer les œillets).

Tout ce qui reste à faire, c’est coller les lattes. Celle qui va en haut a toute la largeur de la voile. Les 2 inférieures couvrent 25% de la largeur, depuis la chute. Les lattes ("Battens") sont faites de PVC transparent, de 0.4mm de d’épaisseur et de 6 mm de large, de celui qui sert généralement comme couverture dans les reliures à spirale. Elles sont collées avec une goutte de CA (Attention aux doigts !), elles sont ensuite couvertes avec du Ruban Scotch "Magique".

 

 

 

 

 


art72-1

Pour enverguer le foc, on commence par amarrer un collier au point d’écoute ; avec 4 tours de fil polyester disposés en forme de fer à cheval ou quelque chose de semblable. L’objectif est d’éviter d’introduire une torsion entre le point du foc et le collier, et de maintenir l’axe du collier en direction de la bordure du foc. Il s’avère avantageux de ne pas serrer cette amarre, mais plutôt de lui donner un certain jeu, de façon à ce que point et cercle soient séparés d’environ 3-5 mm.

Continuons avec tout ce qui va sur le Boom [Botalón] (trop souvent appelé à tort " bôme de foc ["Botavara del Foque"]. Nous voyons sur la photo, de gauche (vers la proue sur cette photo) à droite :

A l’extrémité du boom, se trouve l’étai [estay]. Il est fait d’un câble d’acier inoxydable de 25 livres, sa longueur totale est de 800 mm, noué autour du boom, et son extrémité supérieure se termine par un petit nœud permettant de l’accrocher aux anneaux du mât. Immédiatement derrière, c’est l’amure [amura] du foc. Elle est faite d’un fil de polyester amarré et collé au boom, il monte, passe par l’œillet du point d’amure, redescend, en passant par un petit anneau de fixation, et en fin est amarré dans le petit anneau de régulation. Mais nous ferons ce nœud lorsque TOUT sera envergué, afin de pouvoir faire les ajustements nécessaires. Suivent 2 colliers qui empêchent l’amarre de l’émerillon [amarra del giratorio] de glisser. Cette amarre se fait avec 4 tours de fil polyester. Attention maintenant ! Pour que la longueur de l’écoute [escota] soit ajustable, nous l’amarrons à ce qui va être son collier de fixation, et nous enfilons 2 anneaux de fixation supplémentaires.

Alors, nous pourrons glisser sur le boom :

Le collier de fixation le plus éloigné de l’extrémité de réglage mais nous veillons à le mettre en place avec l’extrémité de fixation vers la proue ! Suit le collier de fixation intermédiaire qui suit la direction de l’écoute vers la poupe Et finalement le collier de réglage. Maintenant, il reste pour l’extrémité de poupe du boom, les éléments de la volée[repique] de l’écoute [escota] et de la balancine [amantillo]. Ceux-ci sont aussi entrecroisés parce que :

Nous amarrons 85 cm de fil de polyester à un collier de réglage, pour la balancine, et nous le glissons sur le boom. Ensuite, le collier de réglage du point d’écoute, Et finalement le collier de fixation que nous avons enfilé sur la balancine.

art72-2

Le foc est envergué au boom, maintenant nous devons l’enverguer à l’étai. Il est utile de fixer les éléments pour qu’ils ne nous glissent pas des doigts ! Pour ce faire, nous travaillons sur une planche dans lequel un clou servira de support à l’estrope (émerillon) du boom, et un autre clou nous permettra d’étirer la voile et l’étai. Nous pouvons utiliser un petit crochet provisoire et un élastique pour tirer sur le point de drisse et étirer le foc tout doucement, sans forcer !

Avec un autre petit crochet et un autre élastique, étirer l’étai et installer la drisse de foc. Celle-ci se place entre la boucle de l’étai et l’œillet du point de drisse, et se compose de 6 tours de fil de polyester. L’idée est que l’étai et le guindant de foc soient étirés de la même façon quand le point d’amure du foc se trouve à approximativement 12 mm au dessus du boom. Ainsi il y aura un peu de marge pour étarquer le guindant mais il sera aussi possible de le détendre pour régler le creux de cette voile.

Observons notre bateau armé et comparons-le à la photo, (je suppose qu’ils coïncident ! ) et nous voyons qu’avec le premier collier nous pourrons tirer la position du point d’amure et que le second nous permettra de régler la tension de l’amure. (Intéressant : dans ce cas, "amure" et "Cunningham de Foc" coïncident en un seul petit appareil !)

art72-3

Nous avons le foc et l’étai étirés, nous pouvons donc compléter la fixation du foc sur son étai. Pour cela, il y a des mousquetons, commencés comme des garcettes sur le guindant de la voile .

Les garcettes sous la voile (quand elle est posée à plat sur la table) apparaissent devant l’étai. Soulever la voile et l’étai (en appuyant avec un doigt ?), prendre le fil qui sert de garcette, le lever et le ramener sur la voile en l’orientant vers l’arrière. Avec la même technique, poser un morceau de ruban scotch " magique ", celui qui est en polyester, quasiment invisible !

L’étai DOIT toucher la voile, mais ne pas rester collé. Il doit pouvoir glisser, tourner mais ne doit pas être mou. Parce que c’est l’étai qui va contrôler la position et la forme du guindant de notre voile. Cela peut demander de la patience... mais fait partie du jeu !

Répéter la même opération avec toutes les garcettes, pour les transformer en mousquetons. Et voilà notre foc envergué !


D’abord la Bôme ! C’est la même chose que pour la bôme de foc ! Il est clair que l’ordre change un peu :

art73-1

Donc, de la proue à la poupe (sur la photo la proue est vers la droite !), nous avons amarré l’amure (Cunningham) à la boucle du vit-de-mulet, et une fois passé par l’œil du point d’amure il traverse la même boucle, et il est fixé à un collier de réglage.

Derrière le collier il faut placer l’amarrage pour le hale-bas "Vang" (qui, en bon castillan, s’appelle un "Contraamantillo"). Époxy, ligature, un peu plus d’époxy. C’est fait

Vient le chahut de l’écoute de grand voile. En le tendant plié, comme dans ce bateau, les forces vont dans des directions plus propices, ce qui économise des efforts au servo qui contrôle les voiles. On pourrait évidemment utiliser d’autres dispositions, mais l’auteur de toute cette histoire fait valoir que c’est la disposition la plus avantageuse. Si bien qu’il l’utilise dans d’autres bateaux.

On a enfilé le collier régulateur, qui permettra de centrer l’écoute. On enfile ensuite en double deux colliers de fixation. Et tout ceci est glissé sur la bôme de la même manière que l’écoute de foc sur sa bôme. Ainsi :

D’abord vers la proue, le collier de fixation le plus éloigné du milieu de l’écoute, en l’installant de sorte que l’extrémité (vers le servo) sorte vers l’arrière. Immédiatement ensuite, l’autre collier de fixation, qui fera que l’écoute forme un tour au-dessous du premier anneau installé. On glisse ensuite sur la bôme le collier qui prend le milieu de l’écoute. De cette manière on pourra régler la position de traction d’écoute, sa longueur et sa symétrie. C’est tout de ce dont nous avons besoin ! Pour compléter, il reste à placer le collier qui définit la position du point d’écoute. Comme celui du foc, il s’amarre à la voile avec 4 tours de fil, en laissant un intervalle de quelque 5-6 mm entre le collier et le point d’écoute.

art73-2

Dans la face postérieure du mât, parfaitement centré sur l’axe, il devra y avoir un Jackstay (" Pataras "). Béni soit celui qui me donnera le véritable nom en castillan. Il y aurait-il un vieux Loup de Mer qui pourrait m’instruire ?

Nous retournons à l’essentiel. Le jackstay est fait en amarrant (et en collant avec une goutte de CA) un fil de polyester immédiatement au-dessus du vit-de-mulet. Le porter jusqu’à la tête du mât, et l’amarrer à l’extension, en le tendant bien. L’amarre supérieure devra être aussi près du mât que possible.

Cela correspond à la drisse de grand voile. Six tours de fil, en essayant de laisser le guindant centré entre bôme et tête de mât. Ainsi la drisse s’avérera la plus longue possible, pour laisser tourner librement le haut de la voile. Et au point d’amure, il y aura assez de distance pour que le cunningham puisse étirer le guindant et déplacer le creux de la voile vers l’avant.

Il ne reste plus qu’à fixer les pattes de rabans. A l’aide de petites pinces aux pointes très fines ("Bruxelles" !) on reprend le raban entre le mât et le jackstay, et, en suivant la méthode déjà connue, on le colle à la voile par du Ruban Scotch "Magique", celui qui est (presque) invisible. Ceci avec chaque raban, sur toute la longueur du guindant !

Nous fixons finalement le jackstay contre le mât de sorte qu’il ne puisse pas être séparé ni décentré : un tour de ruban Scotch, environ 10-15 mm au-dessus de chaque patte de raban. Le résultat est que le jackstay, qui est fixe contre le mât, sert d’axe à la voile, en étant fixé au moyen des pattes. Joli, non ?

NDTR : Le Jackstay (Anglais) se traduit en français par le terme filière d’envergure (dictionnaire PAASCH). C’est un filin d’acier qui longe le mat par l’arrière et sur lequel est endraillée une voile, à la manière d’un foc sur un étai. Ce montage sert à éviter les volumineux cercles de mat.


A l’anneau de la "bielle d’écoute" (une partie de l’équipement, dans la coque !) nous amarrons un amant pour les écoutes ("Amant", en vocabulaire maritime, c’est un cordage qui permet d’en tirer d’autres). Il traverse le pont dans un tube de matière plastique, il est enfilé dans la poulie pour qu’il puisse retourner vers la proue, et son extrémité est fixée à un mousqueton. Ce mousqueton devra rester bien près du bloc quand le servo d’écoute aura l’écoute totalement bordée.

art74-1

L’Écoute de grand voile a deux brins passant chacun par un passe-écoute situé prés de l’écoutille. De là ils vont vers le mousqueton de l’amant d’écoute, où ils sont accrochés au moyen des boucles que nous ferons dans les extrémités. Évidemment nous adaptons la longueur de telle sorte que notre collier régulateur permette de les raccourcir autant qu’il est nécessaire pour maintenir l’écoute au centre, sans jeu, mais qu’il permette aussi de la détendre pour ouvrir d’environ 2 cm depuis l’axe en position de bordé au maximum.

Maintenant, nous pouvons faire À l’écoute de foc, un lien à l’écoute de foc, pour l’accrocher au mousqueton de l’amant d’écoutes. Nous réglerons la longueur pour que le contrôleur d’écoute qui est installé sur la bôme nous permette de le maintenir juste au milieu quand le servo est en position bordé au maximum. De cette manière nous pourrons régler le foc jusqu’à une ouverture de 3-4 cm en déplaçant seulement le contrôleur.

art74-2

Les deux écoutes doivent, en outre, être réglées pour ouvrir les voiles à angle droit au vent arrière. On peut ajuster cela en réglant le point de fixation de l’écoute sur la bôme ou le boom. La voile sera plus grand ouverte quand nous approcherons le contrôleur de l’articulation (dans la grand voile) ou de l’amure (dans le foc).


Avant tout il faudra faire un modèle du lest. Le tailler en bois tendre (ce peut être en balsa !), et lui donner au moins une couche de vernis, peinture ou colle cellulosique pour qu’il soit imperméabilisé. On divise le modèle au milieu, l’encolle sur une planche, et on prépare une caisse de carton tout autour de lui. Nous lubrifions l’ensemble avec de la vaseline, et nous pouvons faire un moulage de plâtre. Nous obtiendrons ainsi un moule pour fondre le lest. Evidemment : nous le laissons sécher plusieurs jours !

art75-1

Nous préparons la scène de l’opération, en attendant surtout, un jour où il n’y a pas foule dans la maison !

Dans une boîte de conserve nous plaçons des morceaux de plomb, et nous le réchauffons sur un brûleur avec flamme forte. Entre-temps, sur un brûleur voisin nous calons le moule de plâtre. Nous posons le moule sur quelque chose qui distribue la chaleur, pour éviter une rupture éventuelle. Le moule doit être légèrement chaud, juste assez pour pouvoir le toucher, soit à une température de 50-60 degrés C.

Entre-temps, le plomb aura fondu, et au moyen d’une cuillère métallique " réformée " nous pouvons enlever les scories et les oxydes. Pour que les scories surgissent plus rapidement à la surface du plomb, nous introduisons dans le plomb fondu un morceau de pomme de terre crue. En le tenant piqué au bout d’une fourchette ou d’une brochette, nous le forçons DANS le plomb fondu, en l’enfonçant bien. Il se produira une forte vibration, qui fera flotter les scories. Ensuite : cuillère en action, enlever les scories. ATTENTION : ne pas lancer les scories aux ordures ni sur les surfaces de matière plastique ! Elles sont TRÈS chaudes !

art75-2

Maintenant, à l’aide d’une louche (qui ne SERVIRA PAS des ALIMENTS ! C’est empoisonné !) prélever du plomb et le verser soigneusement dans le moule.

ATTENTION, S’il vous plaît ! C’est TRÈS chaud, et peut produire des brûlures GRAVES. Ce n’est pas difficile, il ne serait pas non plus correct d’affirmer que c’est dangereux. Toutefois cela requiert un travail RESPONSABLE. CE N’EST PAS UN JEU D’ENFANT !

Et autre précaution : ne pas fondre de plomb s’il y a des gens qui transitent autour de soi. Moins encore si ce sont des enfants (ils " gigottent " trop !)

Versez du plomb en quantité suffisante comme pour produire une légère "montagne" sur le moule (est-il bien horizontal ? Je suppose que ce détail a été bien vérifié, non ?)

art75-3

Nous attendons que le moulage refroidisse. ..

Nous attendons que le moulage refroidisse. ..

Nous attendons que le moulage refroidisse. ..

(cela ne dure que quelques minutes. ..)

Nous pouvons érafler, légèrement, en utilisant un clou, la surface du moulage que nous avons fait. Si elle n’est pas enfoncée ni déformée, nous pourrons alors démouler. Nous prenons le moule avec un chiffon, et le renversons simplement. Un demi-lest tombera de lui-même ! : -)

art75-4

La face centrale des moitiés du lest devra être rectifiée. L’outil idéal pour ceci est un rabot de charpentier (ce peut être un rabot électrique !). Bien aiguisé cela rabote parfaitement et la lame n’est pas endommagée.. On peut aussi utiliser du papier de verre, de grain lourd, et beaucoup de patience.

Nous pouvons réunir les deux moitiés au moyen d’un clou. Si, j’ai dit : "Clou". C’est beaucoup plus facile de clouer le plomb que d’essayer de le perforer avec une perceuse ! Il se peut que le clou se torde quand on l’enfonce. Nous l’enlevons, et insistons avec un autre clou placé dans ce dernier trou. Jusqu’à ce qu’il ait traversé de part en part la première moitié du lest. Ensuite nous le plaçons sur la seconde moitié, et poursuivons jusqu’à unir les deux moitiés avec ce même clou.

Et nous écartons légèrement et pressons l’ensemble du lest sur l’extrémité récemment poncée de la quille. Nous pouvons éventuellement donner une courbure légère aux deux moitiés du lest, afin que les extrémités proue et poupe soient unies.

Avec le lest en position, nous installons la quille dans le bateau (complet, avec gouvernail de direction, matériel et PILES), et éventuellement adaptons la position longitudinale du lest pour que le bateau soit horizontal quand il est soutenu sur son fond, à 37 cm de la proue. Nous veillons aussi à ce que le bulbe de lest soit horizontal ou légèrement levé vers la proue. JAMAIS la proue vers le bas ! Si tout est correct, nous pouvons appliquer un petit filet d’époxy comme première fixation du lest à la quille. Nous attendons qu’il ait durci avant de continuer.

Nous retirons à nouveau la quille du bateau, et scotchons tout le côté supérieur du bulbe de la quille. Et en le plaçant "pattes en l’air", nous pouvons appliquer l’époxy, qui pénétrera par la fente du côté inférieur, et unira l’ensemble. Nous laissons durcir, et déballons !


art76-1

Voilà le secret de l’affaire ! (ce sujet a été oublié, et j’ai reçu beaucoup de mails posant la question ! )

art76-2

La vis est en bronze, a un diamètre de 2 mm ou 3/32 ", par 25 mm de longueur. En Argentine les mesures sont habituellement en pouces, dans des pays européens il est plus habituel d’obtenir des mesures millimétriques.

Si nous utilisons une vis de 3/32 " elle sera plus grosse que la quille, qui fait 2 mm d’épaisseur. Ce qui pose des difficultés pour pénétrer dans la caisse de quille, dont la lumière interne mesure à peine 2mm de diamètre. Quelle est la solution ? Limer latéralement la vis, de manière à adapter sa largeur à 2 mm !

Pour fixer la vis nous faisons une rainure dans la quille, à peine plus étroite que le diamètre de la vis, et nous la mettons en place en pression, en martelant. À cela nous ajoutons, pour une plus grande sécurité, un renforcement d’époxy.

art76-3

La photo du haut (la proue du bateau est vers la gauche, on voit une partie de l’écoutille avec son bourrelet de gomme, et la vis qui retient la quille, et vers la droite des boucles pour hauban) nous permet d’observer comment cette vis monte au-dessus de la couverture. L’écrou est placé à la main, sans serrer, parce que ce n’est pas nécessaire ! La quille ne tombera pas !

Sur la photo de droite nous pouvons observer l’ensemble. L’écoutille de batteries, avec sa couverture retenue par un élastique, la vis qui passe par le tronçon de couverture qui couvre la caisse de quille. Les servos de voile et de gouvernail de direction se voient des deux côtés de la caisse de quille, et l’écoutille principale a une fermeture de PVC transparent collé par ruban adhésif double face. La vis traverse cette fermeture par un trou fait à l’endroit nécessaire.


Ceci est un travail fait en heures supplémentaires et qui est maintenant complet.

Sûrement je le corrigerai, selon les commentaires que je recevrai. Dans ce cas je mettrai une indication dans l’index, de sorte que celui que cela intéresse puisse voir, et s’il le souhaite, corriger !


Tout ce qui reste à faire : Naviguer et prendre une photo, Envoyer la photo à Fredo, et célébrer ! Comme Adrian, qui après avoir solennellement mis son "Linyera del Mar" à l’eau (le 06 mai 00 à 15:58:23 heures) a envoyé la photo correspondante à Frédo !


Pour de plus amples informations, demandez à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


art77-1

Le "Linyera del Mar" est le premier "RG-65" construit d’après les plans qui sont publiés ici. C’est-à-dire que c’est un frère du "Palo de Agua". Et j’espère bien pouvoir mettre beaucoup d’autres photos comme celle-ci,

que cette famille soit Très Grande !


Il y a d’autres photos de "Linyera" et d’autres jumeaux de "Palo de Agua", on peut les voir sur :

Fotos de los que ya navegan! (photos de ceux qui naviguent déjà)


Pour de plus amples informations, demandez à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Vous pouvez envoyer vos photos : Par e-mail : (Maximum 100 KB !) Par Courrier : Fredo Vollmer, Casilla 25 Correo 38, 1438 Buenos Aires, Argentina

Pour les commentaires et les doutes : envoyez un e-mail ! . Soyez sûrs que vous recevrez une réponse !


La construction du voilier s’est étalée sur cinq mois environ, dont un mois à simplement attendre que le plâtre du moule de lest sèche convenablement. A certains moments, j’ai fait des pauses dans la construction pour compléter la traduction du dossier. J’ai progressé calmement, il y a moyen d’être beaucoup plus rapide. En janvier 2003, le modèle était enfin prêt à naviguer mais je n’avais toujours pas trouvé un nom satisfaisant. Janvier n’est pas la meilleure saison pour essayer un nouveau modèle, d’autant plus qu’il a gelé très fort cette année et que les étangs et bassins ont été pris en glace.

art81-1

C’est alors que j’ai eu l’idée d’adapter des patins à mon voilier. Je les ai réalisés rapidement et j’ai fait les premiers essais. C’est ainsi que j’ai choisi le nom PALO de HIELO (palo = bois, mât , hielo = glace) car c’est sous forme de glace que mon voilier a rencontré l’eau pour la première fois.

art81-2

Les patins n’étaient pas bien étudiés (lames plates en aluminium de 1,5 mm de large, inspirées de l’observation de patins à glace) la glisse n’était pas bonne, et le dégel est arrivé. Les suivants sont en acier, coupants comme un couteau, mais j’attends les gelées de l’hiver 2004 pour les essayer. Si vous avez une expérience en ce domaine, je serais heureux de recevoir vos conseils. Depuis j’ai navigué en eau libre et je suis satisfait du modèle. Je vais bientôt lancer la construction d’un deuxième modèle pour naviguer en famille.